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Durant cette période de festivités où la majorité d’entre nous est préoccupée à organiser cette fin d’année, l’ordre nous a donné la liste des vainqueurs des prix de l’ordre.

Félicitations à l’ensemble des lauréats.
C’est par la reconnaissance universitaire que notre profession pourra évoluer.
Mais malheuresement, les simple kinésithérapeutes que nous sommes ne pourront lire vos publications puisqu’il semblerait que l’ordre ne donne pas accès à celles-ci.
Dommage…

 

L’organisation
Les prix de l’ordre sont répartis de la manière suivante.
La catégorie « espoir », récompensant trois mémoires de fin d’études.
La catégorie « sénior », récompensant trois mémoires de grade master.
La catégorie « expert », récompensant une thèse.

Il est d’ailleurs inquiétant de noter que l’ordre n’ait pas pu décerner de second ni de troisième prix de niveau « sénior » et encore plus inquiétant, le prix de niveau « expert » soit de 2016...
Faut il en déduire qu’il n’y a eu qu’un seul mémoire de grade master cette année ? Une seule thèse l’année dernière ?
Comme à son habitude, la transparence étant de mise, impossible de savoir si l’ordre a simplement survolé le sujet, quels sont les critères, ni même si il y a un quelconque suivi des trois premières éditions...
Comme il faut déposer une candidature pour être éligible, peut être que celles-ci se sont faites rares…
Après l’échec des élections départementales et la démonstrations du désaveu des professionnels pour l’ordre, c’est au tour des candidats des prix de l’ordre de leur montrer le désintérêt total.
La date limite des candidatures fixée au 31 juillet n’étant pas réellement en phase avec l’organisation des doctorants, cela n’aide pas…
Intéressant aussi de voir que la commission d’attribution des prix s’est réunie le 19 décembre. Le calendrier pourrait donc être tout à fait adapté.
Ou peut être finalement que l’ordre a auto-estimé que les travaux présentés n’avaient pas le niveau… Ainsi vous avez pu présenter un mémoire de grade master, avoir validé celui-ci, mais l’ordre pourrait ne pas reconnaitre votre travail comme méritant

Ce qui est sur, c’est que nous avons financé ces prix sans même qu’il y ait un « prix du public »… Au moins pour l’élection de Miss France, nous pouvons voter
Ne doutons pas non plus du réel intérêt de l’ordre pour ces prix, publiés « entre les fêtes », période extrêmement marquée par l’intérêt intellectuel et le suivi de la profession.

 

Les lauréats de kinés engagés
La parution de ce prix m’a donc donné l’idée de décerner les prix des kinés engagés.
Il n’y avait aucune candidature à déposer. Aucun jury, quitte à être arbitraire, autant être seul à décider. Rien à gagner si ce n’est mon estime la plus certaine.

Voici donc les lauréats.

Premier prix, à l’ensemble des masseurs kinésithérapeutes présents dans les services hospitaliers et dans les cabinets libéraux pour assurer la continuité de soins ainsi que toutes les urgences durant ces périodes festives.

Second prix, à l’ensemble des masseurs-kinésithérapeutes qui au quotidien se sont engagés dans l’humanitaire

Troisième prix, simplement à l’ensemble des masseurs-kinésithérapeutes.
Oui, vous et moi, qui au quotidien tout au long de l’année œuvront pour nos patients, pour notre profession, pour notre survie.
Nous ne sommes personne et tout le monde à la fois. Nous sommes tous concernés mais aussi tous délaissés.
Que ce soit par nos tutelles qui veulent organiser la fin de la kinésithérapie. Par notre ordre qui nous regarde d’un air condescendant. Par nos syndicats qui n’ont qu’un seul objectif, encaisser notre chèque.

À vous, les oubliés du quotidien, vous qui faites la kinésithérapie de tous les jours, je vous adresse ce prix des kinés engagés.

 

Vincent Jallu