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La météo, tant celle du ciel que celle de la politique est perturbée.

La température est en dessous des normales de saison sur la quasi-totalité du pays, et le pourcentage de satisfaction du Président de la République est aussi en baisse et rien ne dit que la satisfaction remontra avec les températures si elles redeviennent plus clémentes et retrouvent des valeurs estivales.

Malgré ces baisses, cela chauffe et nous ne parlons pas des dramatiques incendies qui ravagent les hectares des magnifiques paysages du Sud de la France et de la Corse !

Ce qui chauffe c’est le climat social en lien avec des décisions qui apparaissent absurdes et toujours ciblées vers les plus démunis et les classes moyennes dont la situation ne fait qu’empirer au fil du temps.

Cela alors même que notre nouveau Président a été élu pour des idées fortes de transparence, de moralisation mais aussi de meilleure répartition des « richesses » et d’économie.

Si ces principes ne peuvent que trouver de l’approbation, il est certain que la manière de faire et les décisions prises amènent déceptions, ressentiments et risquent de mener à une nouvelle défiance de la politique et des politiques.

Le risque est que la République en Marche devienne une Marche de Rejet et les responsables seront ceux, et seulement ceux qui, à la plus haute fonction de l’Etat, au gouvernement et au parlement auront encore une fois déçu le peuple qu’ils sont censés représenter et défendre.

Il est vrai que la « représentation » du peuple est un concept relatif et qu’à lui seul il pose question.

En effet, nous avons tous en mémoire que ce mouvement en marche pour un avenir meilleur devait être différent et représenter toutes les couches sociales de notre société et être paritaire.

Si personne ne peut nier que la parité femme/homme était bien présente, nous sommes loin du compte dans la répartition de la représentation des couches sociales dans cette République en Marche qui, si nous y regardons de près, semble plus être une représentation élitiste que sociale.

Si nous avons trouvé quelques « petits » dont une infirmière, une kinésithérapeute, des instituteurs, quelques fonctionnaires (!) de catégorie C nous avons fait le malheureux constat que majoritairement les élus en Marche sont des « grands ».

Avec un groupe important de Directeurs de société, d’entrepreneurs mais aussi de directeurs de ressources humaines et autres chefs de projets ou ingénieurs. A croire que les Directeurs de société ont du temps à perdre quand ils dirigent leur entreprise !

Nous ne pouvons ignorer, les avocats, les médecins, présents en nombre comme les universitaires ou encore les fonctionnaires de catégorie A ou les hauts fonctionnaires.

Cette débauche de « fonctionnaires » questionne car être fonctionnaire n’est pas une profession, c’est un statut et en se présentant comme « fonctionnaires » que cachent donc-t-ils ?

Ont-ils honte de leurs activités ?

Il est vrai que nous trouvons aussi des « métiers en rapport avec l’enseignement » ou des « autres professions » !

Rien qu’à ces présentations biographiques présentes sur le site de l’Assemblée Nationale, nous pouvons dire que la transparence est plutôt opaque !

Entre cette opacité et l’élitisme des élus du mouvement de notre Président nous pouvons comprendre les difficultés de prendre des décisions qui ne soient pas au détriment des classes moyennes et si vous ajoutez les « anciens » élus habitués aux privilèges d’être élu et de bénéficier des largesses de la République, il n’est pas acquis que la moralisation de la vie politique et publique satisfasse le peuple.

D’autant que parfois l’impression d’un double langage laisse un goût amer.

(à suivre…)

 

Lantzelot