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Et oui, les écoliers ont repris le chemin de l’école !

Et si certains voudraient que nous suivions le même chemin (à lire ici), en fait, peut être serait il temps d’avoir une vraie vision d’avenir pour notre profession…

La santé est en pleine mutation. Et si certains espèrent encore pouvoir réécrire le décret des chiropracteurs, que d’autres se préparent à organiser la manifestation la plus inutile du siècle ou que d’autres encore pensent pouvoir réécrire 40 années de décrets et autres textes nous régissant, peut être que des idées toutes simples pourraient nous aider à devancer la mutation de notre profession qui s’annonce.

 

La bonne idée de la rentrée

En discutant avec mon médecin généraliste, cette dernière m’a confirmé que la période des certificats médicaux était ouverte que cette tâche n’était pas la plus « intéressante » de l’année.

Voici donc l’idée… Pourquoi n’aurions nous pas une délégation de compétence pour établir ces fameux certificats médicaux du sport ?

En effet, les délégations sont à l’ordre du jour dans toutes les professions médicales et paramédicales. C’est cette mutation qu’il faut devancer et s’organiser pour ne pas subir ce qui pourrait nous être imposé mais bel et bien agir en amont.

Les pratiques avancées des infirmier(e)s leur ont permis d’acquérir de vraie consultations dans le cadre de protocoles établis.

Les pharmaciens sont en phase d’expérimentation pour la vaccination contre la grippe, etc…

Le « certificat médical » pourrait être un « pied à l’étrier » pour obtenir une réelle avancée dans notre profession.

 

Le CACI c’est quoi ?

Depuis la loi santé de 2016, le certificat annuel de non contre indication à la pratique d’un sport a été remplacé par le certificat médical attestant de l’absence de contre indication à la pratique du sport (CACI). Je vous passe les détails d’application, les discussions éthiques et déontologiques sur le sujet, la durée de trois ans, le questionnaire annuel, les sports qui restent soumis à certificat annuel etc…

Retenons qu’un premier bilan sera dressé d’ici deux années et peut être serait il intéressant de se placer délicatement dans les futures discussions…

Point très important, le CACI n’est officiellement pas remboursable par l’assurance maladie. De facto, si nous avions la possibilité de faire ces certificats, cela ne couterait pas un sou à l’assurance maladie.

 

Cela ne coute rien mais peut nous rapporter gros

En plus de nous apporter une délégation de compétences, le CACI peut aussi nous rapporter financièrement.

La facturation serait simple. 1 BDK. Ou si l’on souhaite ouvrir encore plus le dispositif, création d’un acte spécifique de l’ordre du même tarif soit 25€. Cela entrainerait une tarification identique à celle du médecin ce qui n’occasionnerait pas de concurrence déloyale dans un sens ou un autre.

Sachez que chaque année ce sont 25 millions de certificats médicaux du sport qui sont établis. Et même si ce chiffre tend à diminuer depuis l’apparition du CACI, ce sont plus de 600 millions d’euros qui sont en jeu…

En imaginant que les médecins conservent le monopole des certificats pour les sports nécessitants un certificat annuel (et encore que…), il n’en demeure pas moins que nous avons une très bonne carte à jouer entre nos mains.

Personnellement je n’ai pas honte de le dire haut et fort. Je veux bien déléguer l’AMK6 si parallèlement on me donne la possibilité de réaliser un bilan « sportif » d’un patient avec à la clé l’établissement d’un CACI. Oui j’ai osé le dire… Et pensez bien que la masso-kinésithérapie d’aujourd’hui finira aux oubliettes. Donc oui il faut être prêt à opérer des changements.

Plus que l’apport financier, cette mesure pourrait nous ouvrir quelques avantages. 

Cela ouvre la porte à « la consultation » de masso-kinésithérapie (à lire ici). Cela ouvre à l’autonomisation de la profession. Cela ouvre à la première intention…

Nous pourrions pour la mise ne place suivre l’exemple des pharmaciens donné plus haut. Pour la vaccination en officine, une phase de tests, une formation DPC à la discrétion du professionnel…

 

Pas si mal pour une idée de la rentrée non ?

 

Vincent Jallu