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Les élections de la CARPIMKO sont enfin terminées.

Oui, ENFIN !

Nous avons vu pendant cette période électorale une quantité de messages nous expliquants que nous sommes de mauvais kinésithérapeutes car nous ne nous syndiquons pas et surtout que nous ne votons pas !

 

Par contre je n’ai vu aucun message dire « les candidats et les syndicats ont ils fait en sorte que nous nous intéressions à cette campagne ? ». Clairement non.

C’est toujours la faute de la base, jamais de celle de ceux qui nous représentent. 

 

Phénomène de société

Nos responsables ont ils seulement regardé notre société actuelle ?

N’a-t-on pas battu les records d’abstention aux présidentielles et aux législatives ?

Le système de votation n’est-il pas simplement à bout de souffle en France ?

 

On nous a martelé que la CNAM et le gouvernement « regardaient » avec attention les résultats de ces élections pour les négociations conventionnelles.

Et bien personnellement, je n’y crois pas ! Et si nos négociateurs se laissent embobiner par ce genre de discours… 

Tout ceci n’est qu’une farce d’un jeu politique sans intérêt. 

 

Les élections du conseil de l’ordre, quel pourcentage ? 4,54%

Les élections du collège des libéraux de la caisse de retraite des médecins en 2021 ? 18,98% (était à 32,70% en 2015)

Les orthophonistes si uni(e)s et au taux de syndicalisation pharaonique ? 16,16%, moins bien que nous

Les élections des URPS ? 25,21%, pourtant seule élection représentative et en augmentation de participation mais pas de considération supplémentaire ! Cherchez l’erreur !

Est-ce que pour autant cela a changé quoi que ce soit ? Non.

 

Il faut arrêter de stigmatiser les kinésithérapeutes. Ils ne votent pas car c’est la tendance sociétale et que la confiance dans le système de gouvernance à tous niveau n’est plus.

Le français ne vote plus, il est donc logique que le kinésithérapeute ne vote plus non plus.

Par ailleurs, nos trois syndicats ont des élus à la CARPIMKO depuis 3 ans et pourtant nous n’en entendons jamais parler, sauf 15 jours avant les élections ! Et avec ça vous voulez réellement que nous nous y intéressions ? Soyons sérieux…

Même dans les professions de foi de certains candidats des inexactitudes pour ne pas dire des erreurs ou même des mensonges qualifiés, réduisant l’intérêt que l’on pourrait apporter à ce scrutin à peau de chagrin.

 

Soyons objectifs, les actuelles orientations politiques du système de santé sont définis depuis MaSanté2022, c’était en 2018. La fin de la lettre clé, les nouveaux modes d’exercice, de participation, de rémunération, tout est écrit depuis des années et bien avant 2018.

Et là, on nous fait croire, comme par magie, qu’avec un taux de participation élevé dans un élection d’une structure qui n’est pas considérée comme représentative et qui est vouée à potentiellement disparaitre, cela va changer les choses ? Soyons sérieux…

 

Les tutelles ne nous considèrent pas et ce n’est pas un taux de participation qui y changera quoi que ce soit.

 

Votez c’est facile qu’ils disaient !

Et bien non, la procédure de vote a été catastrophique.

La personne motivée trouvera cela toujours facile.

Mais si l’on veut faire adhérer à une idée, c’est vers les non motivés qu’il faut se tourner.

Tout d’abord retrouver son numéro d’affilié ! Voilà typiquement comment perdre la moitié des votants, alors qu’il aurait été si facile de l’indiquer dans le courrier reçu…

Ensuite un moyen de communication pour le code temporaire, je n’ai pas vraiment compris à quoi servait cette étape… Double authentification ? Quel intérêt quand on ajoute manuellement un numéro de téléphone ou un courriel sans que celui-ci ne soit vérifié en amont ? Étape totalement inutile.

 

Enfin nous accédions à la liste des candidats ! Heureux de voir pour qui nous votions. Car là encore grande nouveauté, aucune promesse de foi en amont des élections. L’occasion de quelques découvertes, entre ceux qui prônent le non cumul de mandat que quand ça les arrange, ceux qui devraient être dans le collège des retraités, ceux qui ne savent même pas ce qu’est la CARPIMKO et qui racontent n’importe quoi dans leur profession de foi…

Voilà la réalité. À l’instar de la campagne présidentielle, il n’y a eu aucun débat ni aucune confrontation d’idées. Et bien si nous sommes de mauvais kinésithérapeutes car nous ne votons pas, il y avait alors de mauvais candidats qui n’ont pas su ou voulu débattre.

 

Je passe les trop nombreuses incohérences de ceux qui n’ont pas reçu le courrier pour le vote, de l’assistance courriel et téléphonique injoignable, de ceux qui n’étaient pas à jour de cotisation et qui ne le savaient même pas… (au passage, un grand merci aux gens de l’assistance et aux gens des syndicats qui ont aidé grand nombre de confères et consoeurs à pouvoir enfin voter).

Je pense sincèrement que le conseil d’administration de la CARPIMKO devrait se poser quelques questions quant à l’organisation même de ces élections et corriger le tir de manière drastique.

 

Conclusion

Avons nous vu un seul débat sur le sujet de la CARPIMKO durant cette campagne ? Un vrai débat. Tous les candidats réunis exposant leur vision et échangeant sur la thématique en confrontation d’idées ?

Des échanges sur la manière d’administrer la CARPIMKO  ? Des débats sur l’évolution sociale qu’est la notre notre ? Est-ce que l’on a abordé les possibles changements liés aux nouveaux statuts d’entrepreneur individuel ? Est-ce que l’on a abordé la redistribution des tables de mortalité et du nombre de cotisants suite à la période COVID ? Avons nous seulement vu être abordé un sujet de fond ?

En bref, avez vous vu autre chose que « votez sinon c’est pas bien » ?

 

Merci au kinésithérapeutes qui ont voté, merci aussi à ceux qui n’ont pas voté car même si vous ne voutez pas, sans vous la CARPIMKO n’existetait pas et enfin merci à nos élus qui vont nous représenter.

 

Vincent Jallu