Nuages

Ordre/Contre ordre

Vous retrouverez dans cette rubrique des idées pour ou contre l'ordre, mais aussi son actualité et les commentaires sur les diverses publications de l'ordre.
Bonne lecture.
 Logo MIOP
Vincent Jallu
 
Article de La Lettre de Galilé à lire ici.
 
Ou comment notre ordre nous a poignardé !
 
Mais au final hormis notre ordre, personne n'en veut !
 
 
Les ordres se sont emparés du "débat national"
 
Communiqué de presse du MIOP du 01/03/19
 
quand l'ordre fait n'importe quoi...
 
Avec l'ordre, c'est toujours la même chanson !
 
Commentaires sur l'avs de l'ordre...
 
Pendant que les Norvégiens obtiennent l'accès direct sans ordre, nous, nous payons ! 
 
et ceux des kinés engagés !
 
Quand un petit acte peut engendrer d'énorme conséquences...
 
L'ordre se veut asyndical... Alors qu'en réalité les 3/4 du bureau a la même couleur...
 
Structuration de l'association, pensez à adhérer pour 2018.                            Adhérer au MIOP
 
Retour sur le colloque du 21/09/17 au grand Palais. 
 
un bon moment de lecture...
 
Communiqué du MIOP.
 
Il est temps que les 80% de gens qui ne supportent pas l'ordre s'expriment...

 

Un article à suivre tout au long de la parution es résultats...
 
Lettre du MIOP à l'attention des cnadidats aux élections législatives.
 
À quand la suppression des tribunaux d'exception que sont les chambres disciplinaires de l'ordre ?
Mise à jour suite à la conférence de presse de monsieur Bayrou. Seconde lettre (02/06).
 
Ce n'est même pas gratuit...
 
 
Très content puis fortement déçu... 
 
Quand le delirium très gros attaque les neurones ordinaux !
 
Ne pas oublier la liberté associative...
 
- Le programme de l'ordre pour les présidentielles

Retrouvez ici le PDF édité par le CNOMK à l'occasion des élections présidentielles...

 

- Réunion du MIOP du 11/03/17

Didier Lantz a participé à cette réunion du Mouvement d'Insoumission aux Ordres Professionnels.

 

- Communiqué de presse du MIOP du 27/02/17

Ordre des médecins, augmentation de la cotisation... et des contestations !

Il y a quelques jours a eu lieu un colloque du conseil national de l’ordre ayant pour sujet la prise en charge des urgences et un peu plus largement, l’accès direct à la kinésithérapie.
Cette réflexion faisant suite à la loi santé de janvier 2016, c’est avec presque un an et demi de retard que l’ordre a commencé les réflexions avec les syndicats au printemps 2017.
J’avais déjà émis de gros doute sur l’apport de ces réflexions en soulignant le manque d’ambition et la totale non maitrise du dossier sur le plan pratique du quotidien des professionnels. (à lire le premier et le second article sur le sujet)
Pour celles et ceux qui n’ont pas eu le loisir, le temps ou le courage de voir en entier ce colloque, vous pouvez le revoir en cliquant ici.
Il faut l’avouer, hormis quelques détails d’ordre esthétique (les goûts et les couleurs…), la présentation est soignée, le partage via internet est plaisant et la diversité des intervenants est intéressante.
Cependant, ce colloque n’a rien apporté de plus que ce qui a déjà été dit pour notre quotidien. Au risque d’enfoncer une porte ouverte, depuis janvier 2016, avez vous l’impression que votre situation ait profondément changée quant à l’accès direct et la prise en charge des urgences ?
Non. J’ai tout de même eu l’impression d’assister à une réunion de gens parfois déconnectés de la réalité du terrain et qui s’écoutent parler en frisant parfois l’onanisme intellectuel…
Beaucoup de parole, aucune concrétisation, aucun acte, comme pour la réunion de printemps en marge des JFK, enfonçons des portes ouvertes et gratifions nous de ne pas avancer.

 

En libéral
Je tiens tout de même à remercier monsieur Revel, qui a su avec tact mais sans la mesure, rappeler les réalités quotidiennes des kinésithérapeutes. Il n’y aura pas de création d’acte pour la prise en charge des urgences. La tarification à l’acte vit ses derniers instants. Et si l’ordre indique que l’accès direct peut ou doit être tarifé en dehors de la convention, c’est peut être en oubliant la concurrence mais surtout que la prise en charge, compte tenu que nous sommes des professionnels indexés au code de la santé publique, doit s’inscrire dans l’ensemble du parcours administratif du patient pour répondre à notre mission de santé publique.
Facturer une urgence en dehors du cadre conventionnel n’est pas valorisant pour notre profession.

L'UNCAM refuse la tarification à l'acte ? Et bien adaptons nous, c'est notre métier non ? Créons un forfait urgences ! Appliquons le mode de tarification de l'hôpital à nos cabinets.

 

Une procédure claire et définie.
Accueil du patient.
Estimation de l'urgence.
Lecture de carte vitale, création du dossier (futur accès au DMP).
Redirection si l'urgence n'est pas kinésithérapique.
Traitement direct si réelle urgence (pose d'une contention en cas de suspicion de fracture par exemple), ou mise en attente (hé oui nous avons aussi des patients qui ont des rendez-vous) si l'urgence est modérée (lumbago sans complication par exemple).
Pas de paiement à l'acte mais un paiement global au forfait. Une tarification simple et définie à l'avance pour que les praticiens savent si ils s'engagent ou non dans cette voie. Étude de la faisabilité, étude de rentabilité, comme dans les structures hospitalières. Mise en place de moyens si besoin et pourquoi pas , accès à la prescription, etc...

Voilà le type de procédure qu'une profession mature et réfléchie doit proposer et non pas "osons2017" façons "guignols de l'info" qui nous prendrait presque pour le "gang des patates"... (désolé pour les plus jeunes qui ne comprendront pas cette allusion).

 

En salariat
J’aime beaucoup l’attitude actuelle de l’ordre pour séduire le monde salarié sur lequel il n’a aucune emprise hormis financière. En écoutant les protagonistes j’ai eu l’impression d’atterrir sur une autre planète. Il y’a presque 20 ans quand j’étais dans un service d’urgence, nous étions déjà membre à part entière de l’équipe avec des missions et des actes définis. Heureusement que nous n’avions pas attendu la création de l’ordre et sa pensée sur le sujet !
De plus croire que l’ordre peut avoir une influence sur l’organisation intrinsèque d’un service qui suit des règles administratives encore plus contraigantes qu’en libéral, voilà une douce utopie.

Avec un peu plus d’un an et demi de retard sur la parution de la loi santé, l’ordre nous a gratifié d’une belle présentation mais vide de sens.
Rendez vous l’année prochaine, et pour conserver le délai de « réflexion », en 2018 il est fort à parier que le colloque sera sur la sauvegarde de l’exercice salarié…

 

Définition de l’urgence
L’urgence n'est pas celle du patient, mais celle qui est clairement définie. Ne pas définir l'urgence et ne pas l'associer à un guide pratique des actes à effectuer est une erreur majeure une non compréhension du monde technocratique qui nous entoure et un signe d'immaturité professionnelle.

Il existe dans le monde médical, une spécialité qui est soumise à prescription mais aussi accessible directement et qui a réfléchi longuement sur la notion d’urgences. Je parle là de la radiologie.
Ces radiologues qui ont su par le biais de consensus définir chaque urgence (a lire ici) en fonction des contraintes médicales mais aussi administratives. Ça... C'est un travail bien fait !
Tout est codifié. Le radiologue a une trame très précise des actes qu’il peut effectuer tout en conservant son analyse, son diagnostic et sa prescription. Et même si nous n’avons pas le même niveau de responsabilité, de diagnostic et de prescription, nous devons nous inspirer de ce type de travail.
Nous devons montrer notre maturité et le sérieux de notre formation dans le traitement des urgences. Nous devons avoir un dispatching clair et pouvoir réagir selon des critères fixés et lisibles.
Il ne faut vraiment pas avoir une once de conscience du monde administrativo-médical auquel nous sommes confrontés au quotidien pour dire que l'urgence est celle du patient. Dans tous les services dédiés, la première personne que l'on a au téléphone ou que l'on rencontre est un dispatcheur. Ce véritable régulateur et organisateur du soin (oui je n'aime pas les anglissismes), à l'arrivée du patient, estime la situation et décide si oui ou non c'est une urgence et si oui ou non la prise en charge doit être immédiate, dans les minutes, dans l'heure ou plus tardivement. C'est cela la vraie définition de l'urgence ! L’urgence doit être définie, codifiée et nous devons avoir pour cela une trame extrêmement claire.

Qu’attendent les syndicats, les sociétés savantes, le collège de masso-kinésithérapie et tous les autres pour s’exprimer sur le sujet et définir clairement notre action ?

N'osons pas 2017, mais montrons que nous voulons sortir de la médiocrité ambiante !
Inspirons nous des « paramedics » anglo-saxons, inspirons nous des autres professions et spécialités qui gèrent déjà les urgences, mais ne restons pas à nous regarder le nombril !
Montrons notre professionnalisme, notre maturité et prenons le pas sur d’autres profession concurrentielles qui traitent déjà en accès direct.

Mesdames, Messieurs les syndicalistes, prenez en main la mise en place d’un consensus, montrez que vous avez la stature pour le faire et montrez que le mercantilisme ou le pouvoir ne sont pas une fatalité. L’ordre n’est pas à même de discuter et de négocier avec l’UNCAM et les instances hospitalières. Allez vers les tutelles, voyez ce qui est possible, examinez la faisabilité, établissez la mise en place des urgences, définissez le cadre en prenant exemple sur ce qui est existant ailleurs, et là… La profession pourra évoluer.

 

Vincent Jallu

Préambule

Je salue le CNOMK pour éditer chaque année ce rapport d’activité à peu près 9 mois après le début de l’année, on appelle cela l'efficacité !…
En réalité c’est la présentation et l’acceptation du budget au mois de juin qui décale d’autant la présentation de ce document.
Je vous propose donc une analyse médiocre, fausse et dénuée de sens de ce document. J’annonce donc officiellement le « mode troll » activé. Ainsi si vous êtes partisans de l’ordre, passez à autre chose sinon vous risquez d’être de mauvaise humeur après la lecture de ce texte.

Dans un soucis pratique j’ai essayé au mieux de suivre le document présenté dans son déroulement….

 

Edito
Madame la présidente nous conforte dans l’idée que beaucoup de chantiers sont en route, peu aboutissent, et effectivement le grade master n’est toujours pas acquis. Elle nous confie l’ambition d’avoir un accès direct à la kinésithérapie, ambition que je trouve relative quand on a eu connaissance de la réunion sur la prise en charge des urgences et ce que cela apporté au quotidien, à savoir enfoncer une porte ouverte… (à lire ici).
Autre sujet important, notre démographie. Démographie sur laquelle nous n’avons aucun moyen de pression puisque nos effectifs sont contrôlés par numérus clausus, et malheureusement les diplômes étrangers et surtout les équivalences partielles à venir ne le sont pas.
Le lobbying de l’ordre a pour l’instant montré son inefficacité et même l’ensemble du lobbying médical et paramédical n’a pas été en mesure ne serait-ce que de freiner cette problématique. Mais ne doutons pas que les rendez-vous ministériels qui semblent constructifs porteront leurs fruits. Pour l’instant et vu le reclassement des salariés (à lire ici), permettez moi d’en douter largement ! Et ce ne sont pas les quelques députés clairsemés de ci de là au sein de l’assemblée nationale qui y changeront quoi que ce soit. En bref, l’ambition est peut être là, mais les moyens d’action n’y sont pas.
C’est pourquoi je ne partage pas l’optimisme de madame la présidente de l’ordre.

 

Profil de la profession
Une chose m’a marqué car je n’ai pas d’emblée compris la présentation. Notre conseil de l’ordre a toujours 22 régions !
Peut être serait il opportun de suivre les régions administratives ! Il est vrai que la loi de la réforme territoriale ne date que de 2015, en deux années nous aurions peut être pu nous réorganiser et peut être générer des économies…
Ce qui est frappant aussi c’est que 36% des nouveaux inscrits en 2016 sont issus des pays de l’union européenne. Pensons bien que ce sont 36% d’inscrits sur lesquels nous n’avons aucune influence démographique. Si demain la Belgique ou l’Espagne décidaient de doubler ou de tripler leurs effectifs, nous n’y pourrions rien et nous serions juste là à les regarder.
Si madame Mathieu semble inquiète dans son édito, à la suite du rapport, aucune piste ni information sur comment essayer d’enrayer cela ni même une analyse simplement statistique. J’avoue ne pas comprendre ces données brutes sans commentaires.

 

Une année en image
Je serais de très mauvaise foi en disant que d’après ce document l’ordre n’a été présent aux yeux du public que 19 jours dans l’année… mais vous l'aurez compris, il faut avoir un peu d'humour.
Dans tous les cas, heureusement qu’il y a eu la remise des prix de l’ordre pour nous montrer que notre profession est pleine de jeunesse et d’entrain !
Je suis toutefois content de voir qu’il n’y a pas de dressing code aux réunions ce qui minimise la rigidité apparente que l’on peut avoir de conseil de l’ordre.
N’oublions pas le colloque des 70 ans de l’ordre. Colloque que j’avais suivi via internet et qui, un an après, me fait bien rigoler quand on connait l’actualité de la profession. Où sont donc passées les grande phrases de madame Buzyn ? Où en est donc la kinésithérapie hospitalière ? Que sont devenues les grandes promesses ?…

 

La vie ordinale
Quelques pages un peu pompeuses pour présenter les différents conseils, les commissions etc…
Il y a un chiffre à retenir cependant. 192. C’est le nombre de réunions du conseil national. Vous verrez à la fin de cet article que ce chiffre a une importance…

Les trois avis rendus par l’ordre en 2016…
- avis relatif à l’ostéopathie crânienne
J’ai été surpris à l’époque du coût de cet avis annoncé sur les réseaux sociaux, mais surtout je n’ai toujours pas compris en quoi l’ordre pouvais se prononcer sur une profession qui n’est pas la notre. Certes l’ostéopathie est un titre partagé, mais cet avis implique en finalité qu’un médecin peut exercer l’ostéopathie crânienne mais pas un kinésithérapeute, cela est somme toute assez troublant.
Même si effectivement je peux comprendre que l’ordre réfléchisse à la cohérence de pratiquer telle ou telle chose et qu’elles soient de paire avec l’éthique et la déontologie de notre profession, je persiste à être sceptique quant à cette propension à surpasser le droit existant. Notre état est déjà l’un des plus technocratique et l’un des plus législateur en la matière et « rajouter une couche » n’est qu’une façon de montrer son existence mais en aucun cas démontrer une quelconque réelle utilité.

- avis relatif aux dérives sectaires
Là encore, le MIVILUDES faisant un travail que je qualifie d’exceptionnel avec une définition et des analyses qui sont toujours pesés, modérés et intelligemment construites, et même si je comprends que l’ordre doive communiquer sur le sujet, je reste surpris que cet avis surpasse les recommandations déjà existantes…
De la même façon, puisque notre ordre a classé l'ostéopathie crânienne en dérive, il serait normal que notre ordre attaque tous les médecins pratiquant cette technique… En effet, là il n’est pas question de cohérence avec la pratique de la masso-kinésithérapie, mais bel et bien de dérive thérapeutique au sens large du terme. Mais je ne sais pas pourquoi, mon petit doigt me dit que ce n'est pas près d'arriver !…

- avis relatif à la mise en œuvre d’activité physique et sportive par un kinésithérapeute
Alors là… j’espère que cela ne nous a pas couté trop cher…
L’ordre est il au courant que nous avons des équivalences avec notre diplôme ? Il était certainement nécessaire là encore de réécrire ce qui a été déjà écrit…
Si jamais je passe mon BP de boulanger, faudra t il que j’attende un avis l’ordre pour vendre mon pain ? (ne rigolez pas de trop, la question n’est pas si impertinente que cela).
Et finalement si c’était notre code de déontologie qui avait été mal rédigé ?
Peut être serait il temps de réformer un texte qui a pris essence dans celui des médecins qui a été rédigé après guerre. Ce code est désuet et inadapté à notre époque. Et si vous savez pourquoi on a abandonné l’idée du château fort, vous comprenez pourquoi le protectionnisme absolu n’a aucun cohérence.
Et à la vue de l’enlisement de la situation avec les APA, il est clair que nous pouvons parler de cet avis comme d’une tornade dans un verre d’eau !

Pour finir avec ce sujet, je rappellerais la décision du conseil d’état relatif au droit dit « souple » (comme les avis du conseil de l’ordre) qui ne crée pas de droit ou d’obligations. Ceci n’est en aucun cas un appel à l’insurrection de ma part, mais un simple rappel juridique. Dura lex, sed lex.

 

Un peu de chiffres…
Oui j’en suis désolé par avance, mais j’adore les chiffres !
On pourrait croire à première vue que l’activité des CDO et CRO est énorme et nécessite une présence et une activité extraordinaire.
La réalité des chiffres est que si l’on prend par exemple les 285000 courriels reçus, cela représente environ 8 courriels par jour et par CDO… Je pense qu’effectivement il faut bien une secrétaire à temps plein ainsi qu’une paire de conseillers pour gérer ce flot de courriels…
Il faut bien sur compter sur l’excédent de travail provoqué par les 27156 contrats visés pour avis ce qui représente péniblement 1 par jour par CDO…
Je pourrais continuer l’analyse statistique à volonté… 223 réunions de bureau soit un peu plus de 2 réunions de bureau par an par CDO. 177 réunions de conseil soit moins de 2 réunion par an et par CDO… De toutes façons le nombre de réunion maximal est défini par le règlement de trésorerie de l’ordre. De mémoire, les nombre de réunion des conseillers départementaux indemnisé ne doit pas dépasser 5 par an.
Il va devenir impératif que les budgets des CDO et des CRO soient rendus publics pour savoir si oui ou non leur coût est justifié ! On apprend apprend un peu plus loin dans le document que 56% du budget de l’ordre est alloué aux CDO et CRO. Pour 515 réunions par an dans les CDO et CRO! Plus de 10 millions d’euros versés aux CDO et CRO, cela représente l’équivalent de 20 000€ la réunion ! Oui, je l’avoue, ce chiffre ne veut rien dire tel quel. Mais cela montre bien le coût pharaonique de cet ordre.

 

Parlons juridictions
J’ai été surpris de voir que la région Île de France-La Réunion était la championne, très loin devant toutes les autres régions en matière de jugements !
Il y a là certainement une analyse socio-juridique à faire pour savoir ce qui entraine cette hausse remarquable. Car par exemple comparativement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, il n’y a aucun jugement alors que la population de la région est à peine inférieure de 30%…

De la même façon, il me semblerait intéressant que l’ordre explique au grand public l’ensemble des procédures et sanctions ainsi que pourquoi pas, des cas concrets. Car comme il a été souligné par le gouvernement, la problématique des juges non professionnels est d’avoir une disparité entre les différentes chambres disciplinaires.

Concernant les conciliations, là aussi je suis déçu de leur nombre… Je vous l’avoue, je m’attendais à une quantité nettement plus importante. Seulement 275 plaintes reçues et 180 tentatives de conciliations. Même si l’on s’arrête uniquement aux plaintes reçues, cela représente moins d’une plainte tous les 4 mois par CDO.
Si l’ordre n’existait pas, effectivement les tribunaux seraient submergés par environ 1 plainte par an et par tribunal…
Je suis réellement surpris par cette faible activité car à l’ouïe du nombre de patients mécontents car untel a refusé de le prendre dans la minute ou un autre qui ne lui a pas plu, je m’attendais à ce que le Français moyen sot plus vindicatif et qu’il s’attache à obtenir justice de manière plus fréquente… Et bien non, rien de tel. Je serais même tenté de dire « tout cela pour ça ? ».

 

Les règles de déontologie
Là encore j’encourage l’ordre à communiquer sur les plaintes déposées. Le kinésithérapeute lambda est déjà peu au fait des us et coutumes mais la morale et la déontologie étant des aspects difficilement appréhendables il conviendrait peut être d’effectuer une sorte de « guide » du parfait praticien…
Par ailleurs je suis surpris que l’ordre ne communique pas sur les 4 plaintes déposées dans le sens où l’on ne connait pas les aboutissements de celles-ci.

 

Le budget
Alors là… ce n’est pas déçu que je suis. Il est même douteux de ne même pas publier un seul chiffre du budget !
Seule la répartition est donnée… tant pis, il faudra faire des projections par rapport aux données fournies. Autant dire que l’on sera dans l’approximation et que la non transparence implique la critique !
Donc avec 19 Millions d’euros de recettes, regardons de plus près ces postes.
Autant les frais de déplacement à hauteur d’environ 1,1M€ ne me paraissent pas très importants, autant les presque 2M€ en système informatique et routage me semblent colossaux eu égard de l’immense activité décrite plus haut.
De la même façon les 3% soit à peine 600 000€ d’honoraires juridiques et comptables me semblent faibles, je parlerais tout de même des 4M€ d’indemnités… Ces indemnités étants déclarables en net avec abattement de 20%, cela représente environ l’équivalent de 9,6 millions d’euros de chiffre d’affaire d’un kinésithérapeute libéral (en tenant compte d l’ensemble des moyennes fiscales et comptables). N’oublions pas que les conseillers sont bénévoles
À quand la publication des comptes de chaque CDO, CRO et CNO que l’on rigole cinq minutes ?…
Et pourquoi pas une transparence globale ? Publication des comptes de chaque élu ?
Je serais même curieux de savoir si un kinésithérapeute non membre du CNO pouvais me donner le nombre de conseillers en france ? Sachant que l’information n’est donnée nul part… ou presque…
La transparence n’est franchement pas de mise et c’est bien dommage.

Par contre il y a une belle infographie nous montrant que finalement depuis 2006 les cotisations n’ont cessées de diminuer.
Oui mais… Si nous comparons avec nos amis médecins, si l’on considère les revenus moyens et la quote part, notre cotisation devrait être de l’ordre de 170€. Donc oui, nous payons cher, très cher !

 

Un mauvais calcul...
Pour finir, comme je suis médiocre, mal informé, que je ne connais rien aux dossiers, que mon discours est totalement biaisé, qu’il faut remercié l’ensemble des acteurs de l’ordre qui s’investissent corps et âme et qui ne profitent jamais du système, je vous propose donc un calcul totalement incohérent et qui répond à l’ensemble des critères précités.
Autant vous le dire de suite, si vous êtes partisan de l’ordre, si vous avez réussi à lire jusqu’ici, cessez la lecture de suite !

Donc grâce à ce rapport nous savons que:
- Le conseil national s’est réuni 192 fois en 2016. Cela représente 1536h de travail.
- On apprend que le CNO reçoit 44% des cotisations soit 8,3M€ environ.
- On sait que la part moyenne des indemnités est de 21%, ce qui représente donc 1,75M€.
On peut donc dire qu’au niveau du conseil national l’heure de travail est « facturée » 1143€ rien qu’en indemnités !
Attention ce tarif hypothétique est bien par heure de travail et non pas par personne (oui mon incohérence intellectuelle est là, mais parfois j’ai tout de même un sursaut d’analyse cohérente) mais hors frais de déplacement. Si l’on réintroduit les frais de déplacements on arrive au niveau national avec un taux horaires de travail de 1459€.
Bénévolat vous aviez dit ?
Oui mais le bénévolat implique que l’engagement de l’élu s’effectue de manière désintéressée, sans que cela puisse entraver son investissement pour l’ordre.
En gardant à l’esprit la fiscalité particulière des indemnités ordinales… Car si les conseillers perdent effectivement en terme de cotisation retraite car ils cotisent moins en matière de CARPIMKO, n’oublions pas que quand un kinésithérapeute gagne 100€, il lui reste en moyenne 41,6€ dans sa poche. Un conseiller ordinal quand il gagne 100€ d’indemnités, il lui en reste environ 84€ en considérant les mêmes tranches d’impositions. De quoi se constituer un plan retraite individuel compensatoire. De plus comme la transparence n’est pas la vertue principale, il existe pour les élus nationaux une allocation de fin de mandat (qui est toutefois soumise à CSG RDS et imposition) et un fond de retraite par rente financé par moitié par le conseil national et par l’autre moitié par l’élu lui même…

Continuons mon mauvais calcul non plus uniquement sur les indemnités mais sur le budget global. 1536h de travail, 8,3M€ de fonctionnement… 5400€ de l’heure, voilà ce que nous coute le CNO tous frais compris. Suis-je le seul à trouver que cela fait un poil cher ? Inutile de me rappeler que mon calcul est faux, biaisé, incohérent… Je le sais. Cependant, l’ordre est fondé sur le bénévolat ! À 5400€ de l’heure, je veux bien être bénévole !!!
Je n’oserais pas la comparaison avec un cabinet libéral, 77 000€ de chiffre d’affaire moyen, 240 jours d’activité à 10h par jour, 2400h de travail soit un coût horaire de 32€… oups ! 170 fois moins.

 

Les perspectives !
On y apprend par exemple que l’ordre poursuit ses acquisitions immobilières… pour soit disant dégager des économies. Économies qui ne seront pas répercutées sur notre cotisation soyez en sur, mais bel et bien pour être mises à disposition des missions de l’ordre…
Vu l’extrême quantité de travail fourni par les CDO et les CRO et vu leur coût, peut être serait opportun de supprimer l’un des deux, voir les deux, là nous aurions une belle économie ! Et à la vue des résultats des élections départementales et le nombre grandissant de conseils à moitié vides (ou à moitié pleins, selon…) il est fort à parier que cela ne changerait rien au fonctionnement de la masso-kinésithérapie.

 

Défense des grands enjeux de santé…
Le gouvernement ne cesse de nous le montrer, l’ordre n’est que purement consultatif et son avis n’est que peu suivi.
Les grands enjeux de santé public doivent être rémunérés au sein des structures hospitalières et au sein des cabinets, or l’ordre ne peut que contempler de loin l’ensemble des négociations salariales et conventionnelles.

Seul aspect positif, enfin des propositions ! L’ordre en émet 18. Plus de la moitié ne sont déjà plus qu’actualité lorsque l’on voit les évolutions règlementaires… L’autre moitié étant conditionnée au grade Master que nous n’avons toujours pas !

Je ne reviendrais pas sur l’avancée majeure que constitue la prescription des substituts nicotiniques, ni sur la gestion des urgences dont j’ai déjà parlé.

S’en suit une série d’information sur les actions menées par l’ordre auprès des différentes institutions. Là encore, comme dit précédemment, nous avons vu où certainement de ces actions ont mené.

 

Conclusion
Merci à l’ordre pour ce document, merci à l’ensemble des élus ordinaux pour leur engagement et leur travail fourni. Comme bien souvent dans ce type d’organisation, il y a la tête du « mammouth » pour reprendre l’expression d’un ancien ministre et les « petites mains » en queue de peloton.
Il est regrettable que le travail quotidien des gens investis localement ne soit pas plus mis en valeur. Il devient logique le désintérêt des kinésithérapeutes pour l’ordre. N’en doutons pas les élections régionales et nationales devraient être de la même veine que les élections départementales…
Je ne suis malheureusement toujours pas convaincu de l’utilité d’une telle organisation d’autant que la transparence n’est pas là et les coûts sont exhorbitants.
Notre cotisation est beaucoup trop élevée comparativement aux autres ordres, les chambres disciplinaires semblent avoir une activité plus que réduite (inutile ?) ce qui rend le coût global de notre ordre assez difficile à déglutir.

 

Vincent Jallu

Élections départementales du conseil de l'ordre

Voilà, j’ai reçu ce matin mon bulletin de vote pour les élections départementales du conseil de l’ordre…

Une jolie enveloppe avec 2 timbres lettre prioritaire. Comme à l’habitude dans mon département il y a plus de places libres que de présentés. Cette année 3 binômes présentés pour 4 places, autant dire que c’est joué d’avance… Et oui mon département n’est pas un département « attractif » pour les assoiffés d’indemnités, un département voisin est beaucoup plus prisé !

À ma grande surprise (je n’avais pas souvenir de cela lors des précédents élections), pour voter il faut payer son timbre !

Donc oui messieurs dames, il va falloir mettre la main à la pâte pour pouvoir vous exprimer !

 

La dernière participation avais montré le désintérêt des masseurs-kinésithérapeutes pour ces élections, mais je crains fort que le taux de participation ne dépasse pas 20% cette année.

 

Alors pour la prochaine fois, messieurs dames du conseil national, pensez au vote électronique (prenez exemple sur les URPS), pensez à augmenter la part départementale pour que nous n’ayons pas à payer pour voter ou demandez au bureau départementaux de mettre des timbres non prioritaire pour grailler quelques économies et pouvoir offrir un port payé…

 

Ce qui me semble clair, c’est que je paierais pas voter.

 

Vincent Jallu

Le dépouillement des élections ordinales du CNOK s’est déroulé le 31 mai et dès le 1er juin, le CNOMK publiait un communiqué de pleurnichard mettant en cause le principe de la parité et de devoir présenter des binômes femme/homme pour candidater.

L'explication est en fait beaucoup plus réjouissante que l'effet d'annonce du CNOMK.

Le CNOMK cherche désespérément des alibis pour expliquer le manque d'enthousiasme à se faire élire au sein d'une structure dont la grande majorité de la profession n'a pas voulu et qui ne se reconnait pas dans un fonctionnement opaque qui n'a jamais montré une réelle valeur ajoutée pour la profession... sauf en ce qui concerne le niveau des indemnités de certains élus et autres turpitudes  !

Didier LANTZ

 

Les premiers résultats

11092 votants (16,39% des inscrits) pour les libéraux et 677 votants (6,08% des inscrits) pour les salariés !

Voici donc le premier résultat de ces élections...

Et bien le moins que l'on puisse dire c'est qu'elles n'ont pas passionné les foules !

À titre de comparaison les dernières élections pour les URPS avaient mobilisé 14574 votants (24,08% des inscrits), alors que ces élections sont réservées aux libéraux conventionnés.

Il est parfaitement notable que les masseurs-kinésithérapeutes s'intéressent plus à l'organisation des professionnels qu'à celle de la profession. Il est de fait remarquable le total désintérêt pour l'ordre et ses élections.

 

Que dire ?

Je l'avoue, les superlatifs me manquent... Consternant, affligeant, désespérant, lamentable c'est au choix...

Comment une organisation si peu mobilisatrice pour notre profession serait-elle en droit de nous "diriger" et de nous dicter notre conduite ?

Contrairement à toutes les excuses déjà envisagées par notre instance surpême, peut être faudrait il envisager que ce résultat soit directement lié à une politique qui frise l'inutile et dans laquelle personne ne se reconnait.

Entre le guide de bonne pratique en ostéopathie (quelle blague d'émettre un avis sur une profession qui n'est pas la notre), la superbe réunion sur la prise en charge des urgences (à lire ici et mes propositions ici) pour ne rien dire ou encore le fait de devoir payer pour voter (lire ici)... voilà ce qui a motivé les foules !

N'oublions pas non plus que bien souvent il y avait plus de sièges à pourvoir que de candidats, quel intérêt de voter ?

N'oublions pas aussi, que dans la plupart des départements, aucune profession de foi n'a été communiqué, pourquoi voter pour quelqu'un que l'on ne connait pas et qui ne prétend même pas à expliquer sa présence aux élections...

Enfin, concernant l'exercice salarié, 6%… quoi de plus normal vu le désintérêt le plus profond de l'ordre pour ce type d'exercice. Et compte tenu des contraintes légales entourant l'exercice salarié (droit du travail, conventions etc...) un ordre sera toujours d'aucune utilité pour les salariés. Il n'y a donc aucune surprise à avoir un taux de participation aussi bas. Seuls les ordinés semblent penser le contraire !

Il est temps de d'organiser un référundum pour organiser le Cnomkxit !

 

Vincent Jallu

 

Cet article sera mis à jour au fur et à mesure que les résultats nous parviendrons. Les Kinés Engagés commenteront ceux-ci…

Vendredi 28/04/17 a eu lieu, en marge des JFK 2017, un colloque organisé par le conseil de l'ordre sur la notion d'urgence.

À l'annonce de celui-ci, j'ai tout de suite éprouvé une certaine satisfaction quant à la prise en charge des urgences par notre profession. En effet, je considère que c'est par ce type de soin que nous augmenterons notre popularité tant au niveau des patients que des pouvoirs publics.

Se rendre plus indispensable dans le paysage médical étant fondamental pour pérenniser notre profession.

Mon constat est que notre profession vit des jours difficiles. Les négociations conventionnelles sont un échec, la situation à l'hôpital n'est guère mieux, les attaques par les autres professions sont nombreuses et nous nous devons de défendre notre territoire.

En quelques mots, la kinésithérapie va mal...

En injectant dans notre profession du dynamisme autours d'actes "nouveaux", il y avait moyen de relancer une profession qui se dirige vers une impasse.

 

Les faits

Depuis la parution le 26/01/16 de la loi de modernisation de notre système de santé, il est acté que le kinésithérapeute peut en l'absence d'un médecin, accomplir les premiers actes de soins nécessaires en masso-kinésithérapie.

Je m'étais félicité qu'assez rapidement certains syndicats et que l'ordre commencent à s'intéresser à ce phénomène.

Il aura tout de même fallu attendre plus d'un an pour qu'une réunion sur le thème réunissant tous les acteurs autours d'une table pour méditer sur le sujet se fasse.

J'avais moi même écrit un article sur le sujet en espérant que certains puissent comprendre l'importance du thème, cliquez-ici.

 

Après la satisfaction, la déception...

Qu'est-il ressorti de ce colloque ?

Et bien, il faut l'avouer... Pas grand chose.

On nous apprend que nous pouvons prendre en charge les urgences... Jusque là, nous le savions déjà. Et quoi d'autre ?... Rien.

La prise en charge n'est pas couverte par l'assurance maladie et donc en libéral ces actes seront en non-rembousable (NR).

Cette annonce renforce la médecine à deux vitesses. En effet, le patient qui a les moyens pourra aller voir son kinésithérapeute, les plus démunis ne le pourront pas.

L'accessibilité du soin par tous doit être notre priorité.

Je suis un fervent partisan de la pratique des soins NR car j'estime que compte tenu de notre avenir qui se dessine, notre survit financière devra en passer par là.

Cependant je m'inscrit totalement en faux contre le fait de rendre ces urgences sous le coup des soins NR.

Les urgences doivent être accessibles à tous. Cela est l'éthique même d'une profession de santé. Et je ne pense pas que ce soit très glorifiant pour notre profession de définir les soins d'urgence comme des soins de "confort" accessible uniquement par une frange de la population.

Le conseil de l'ordre a-t-il seulement considéré la position du patient dans la rédaction de son avis ?

 

La définition de l'urgence

Elle est simple... Cela reste défini entre le patient et le praticien.

"C'est urgent, j'ai piscine dans une heure"... Voilà l'urgence masso-kinésithérapique.

On se demande pourquoi les différentes spécialités médicales, sous couvert d'avis médicaux-légaux ont tous définis leurs propres urgences sous la forme de consensus... Cela ne doit servir à rien, soyons en sur.

Merci pour cette belle définition qui sort notre action du cadre du "vrai" soin. Avec une telle position, il est fort à parier que nous allons sortir du champ des professions de santé si cela continue...

 

Et les salariés dans l'histoire ?

En effet, cette position du conseil de l'ordre a le mérité d'exister, mais a-t-il considéré l'exercice salarié dans son point de vue ?

La pratique d'actes NR est-elle autorisée au sein des services à l'hôpital ?

N'est-ce pas clivant pour notre profession d'avoir d'un côté les libéraux qui pourrons effectuer des soins d'urgences sous couvert d'actes NR et d'un autre côté les salariés qui seront totalement bridés par leurs institutions ?

Comment cette mesure pourra-t-elle s'inscrire chez nos confrères salariés ?

À mon sens, elle ne le pourra pas...

Les salariés pourront aller dans les services d'urgences des hôpitaux et effectueront les premiers actes de masso-kinésithérapie. Et cela ne sera pas facturé en NR mais au titre du forfait.

Là encore une contradiction. Cela voudra dire qu'à l'hôpital le soin sera pris en charge par l'assurance maladie, mais pas en libéral...

Dans tous les cas, il me semble que le conseil de l'ordre n'a même pas envisagé une seule seconde l'exercice salarié.

 

La formation ?

Pour l'instant, pas un seul mot sur la formation ni sur les compléments de formation nécessaires et indispensables pour prendre en charge les urgences.
Je suis très étonné de ce silence.
Comment garantir la sécurité du patient si le professionnel n'est pas formé à minima au diagnostic d'exclusion et au diagnostic différentiel ?

Nous verrons bien si d'ici quelques temps, si nous voyons fleurir des formations sur le sujet, et si au sein même de la formation initiale des modules de formation font leur apparition...

 

La concurrence

Lors de la parution de mon article sur les actes NR (à lire), je me suis aperçu sur les réseaux sociaux que la position quasi de monopole sécurisé du kinésithérapeute le confortait dans une forme d'immobilisme et de peur de la concurrence.

Avec ce que nous propose le conseil de l'ordre, le kinésithérapeute qui prendra en charge directement les urgences sera en concurrence directe avec les thérapeutes manuels, les ostéopathes etc...

Nous verrons bien comment tout cela finira par s'articuler, mais j'ai bien peur que ce ne soit pas à notre avantage...

 

Les examens complémentaires et le décret d'actes ?

Là encore, je pensais qu'en se penchant sur le sujet des urgences, serait mis sur le devant de la scène l'augmentation de notre droit à la prescription. 

En effet, la prescription de radios par exemple, est limité par deux faits. La prescription de dispositifs et d'examens médicaux, et, le parcours de soins coordonnés.

Si le premier fait est "contournable", à savoir que même si un kinésithérapeute n'est pas légalement autorisé à prescrire une radio, le radiologue peut, sous couvert d'urgence, auto-prescrire un acte; cependant le second point n'est pas contournable. Si le patient veut être pris en charge par l'assurance maladie, il doit suivre le parcours de soins coordonnés.

En effet, pour bénéficier de la prise en charge au sein du parcours de soins coordonnés, il faut que les actes soient prescrits. Le radiologue a une dérogation en ce qui concerne les urgence. Or, en radiologie, un consensus a été obtenu sur les dites urgences. Ainsi une entorse de cheville sans facteurs aggravant à J+2, n'est plus considérée comme une urgence. De fait techniquement, si le radiologue suit à la lettre ses recommandations, il ne peut pas considérer qu'une entorse de cheville à J+2 soit une urgence et ne peut donc pas prescrire dans le cadre du parcours de soins coordonnés les clichés.

Alors oui, il est vrai, travaillant moi-même avec des radiologues, certains sont "complaisants"... mais ils sont eux aussi soumis à des contrôles stricts et de plus en plus sévères par l'assurance maladie. Ces "complaisances" disparaitrons.

Que dire de la prescription des éléments nécessaires à la réalisation de la consultation ? Le kinésithérapeute facturera les contentions utilisées, la galce appliquée ou encore le sérum physiologique pour les prises en charges respiratoires ?

Dommage de ne pas y avoir pensé avant... 

La seule solution pour éviter ces écueils, aurait été d'inscrire des examens complémentaires dans la listes des éléments prescriptibles par le masseur-kinésithérapeute, ainsi que l'ensemble des dispositifs utilisables au cours de cette consultation d'urgence.

 

Conclusion

Si il y avait une annonce à faire elle aurait été de dire que l'ensemble des syndicats et le conseil de l'ordre s'étaient réunis, qu'il y avait eu un consensus sur les urgences, que les syndicats allaient préparer un texte pour la caisse nationale d'assurance maladie et la direction générale de l'offre de soins afin de définir une véritable consultation d'urgence rémunérée à la hauteur de ce qu'elle mérite, que notre décret d'actes et notre liste des éléments prescriptibles avait été évoqués, que le ministère de l'éducation avait été consulté pour rajouter la formation nécessaire au sein de notre formation initiale et que l'ensemble des acteurs de la profession avaient pris la mesure de l'engagement...

Et bien non, cela n'a pas été le cas, malheureusement.

Le résultat de ce colloque me semble sans grande ambition et espérons que les syndicats sauront s'emparer de ce sujet hautement important pour notre profession.

La création d'une véritable consultation d'urgences en masso-kinésithérapie est la seule solution envisageable, tout le reste ne serait qu'effet de manche.

 

Vincent Jallu