Nuages

Ordre/Contre ordre

Vous retrouverez dans cette rubrique des idées pour ou contre l'ordre, mais aussi son actualité et les commentaires sur les diverses publications de l'ordre.
Bonne lecture.
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Vincent Jallu
 
Article de La Lettre de Galilé à lire ici.
 
Ou comment notre ordre nous a poignardé !
 
Mais au final hormis notre ordre, personne n'en veut !
 
 
Les ordres se sont emparés du "débat national"
 
Communiqué de presse du MIOP du 01/03/19
 
quand l'ordre fait n'importe quoi...
 
Avec l'ordre, c'est toujours la même chanson !
 
Commentaires sur l'avs de l'ordre...
 
Pendant que les Norvégiens obtiennent l'accès direct sans ordre, nous, nous payons ! 
 
et ceux des kinés engagés !
 
Quand un petit acte peut engendrer d'énorme conséquences...
 
L'ordre se veut asyndical... Alors qu'en réalité les 3/4 du bureau a la même couleur...
 
Structuration de l'association, pensez à adhérer pour 2018.                            Adhérer au MIOP
 
Retour sur le colloque du 21/09/17 au grand Palais. 
 
un bon moment de lecture...
 
Communiqué du MIOP.
 
Il est temps que les 80% de gens qui ne supportent pas l'ordre s'expriment...

 

Un article à suivre tout au long de la parution es résultats...
 
Lettre du MIOP à l'attention des cnadidats aux élections législatives.
 
À quand la suppression des tribunaux d'exception que sont les chambres disciplinaires de l'ordre ?
Mise à jour suite à la conférence de presse de monsieur Bayrou. Seconde lettre (02/06).
 
Ce n'est même pas gratuit...
 
 
Très content puis fortement déçu... 
 
Quand le delirium très gros attaque les neurones ordinaux !
 
Ne pas oublier la liberté associative...
 
- Le programme de l'ordre pour les présidentielles

Retrouvez ici le PDF édité par le CNOMK à l'occasion des élections présidentielles...

 

- Réunion du MIOP du 11/03/17

Didier Lantz a participé à cette réunion du Mouvement d'Insoumission aux Ordres Professionnels.

 

- Communiqué de presse du MIOP du 27/02/17

Ordre des médecins, augmentation de la cotisation... et des contestations !

Vendredi 28/04/17 a eu lieu, en marge des JFK 2017, un colloque organisé par le conseil de l'ordre sur la notion d'urgence.

À l'annonce de celui-ci, j'ai tout de suite éprouvé une certaine satisfaction quant à la prise en charge des urgences par notre profession. En effet, je considère que c'est par ce type de soin que nous augmenterons notre popularité tant au niveau des patients que des pouvoirs publics.

Se rendre plus indispensable dans le paysage médical étant fondamental pour pérenniser notre profession.

Mon constat est que notre profession vit des jours difficiles. Les négociations conventionnelles sont un échec, la situation à l'hôpital n'est guère mieux, les attaques par les autres professions sont nombreuses et nous nous devons de défendre notre territoire.

En quelques mots, la kinésithérapie va mal...

En injectant dans notre profession du dynamisme autours d'actes "nouveaux", il y avait moyen de relancer une profession qui se dirige vers une impasse.

 

Les faits

Depuis la parution le 26/01/16 de la loi de modernisation de notre système de santé, il est acté que le kinésithérapeute peut en l'absence d'un médecin, accomplir les premiers actes de soins nécessaires en masso-kinésithérapie.

Je m'étais félicité qu'assez rapidement certains syndicats et que l'ordre commencent à s'intéresser à ce phénomène.

Il aura tout de même fallu attendre plus d'un an pour qu'une réunion sur le thème réunissant tous les acteurs autours d'une table pour méditer sur le sujet se fasse.

J'avais moi même écrit un article sur le sujet en espérant que certains puissent comprendre l'importance du thème, cliquez-ici.

 

Après la satisfaction, la déception...

Qu'est-il ressorti de ce colloque ?

Et bien, il faut l'avouer... Pas grand chose.

On nous apprend que nous pouvons prendre en charge les urgences... Jusque là, nous le savions déjà. Et quoi d'autre ?... Rien.

La prise en charge n'est pas couverte par l'assurance maladie et donc en libéral ces actes seront en non-rembousable (NR).

Cette annonce renforce la médecine à deux vitesses. En effet, le patient qui a les moyens pourra aller voir son kinésithérapeute, les plus démunis ne le pourront pas.

L'accessibilité du soin par tous doit être notre priorité.

Je suis un fervent partisan de la pratique des soins NR car j'estime que compte tenu de notre avenir qui se dessine, notre survit financière devra en passer par là.

Cependant je m'inscrit totalement en faux contre le fait de rendre ces urgences sous le coup des soins NR.

Les urgences doivent être accessibles à tous. Cela est l'éthique même d'une profession de santé. Et je ne pense pas que ce soit très glorifiant pour notre profession de définir les soins d'urgence comme des soins de "confort" accessible uniquement par une frange de la population.

Le conseil de l'ordre a-t-il seulement considéré la position du patient dans la rédaction de son avis ?

 

La définition de l'urgence

Elle est simple... Cela reste défini entre le patient et le praticien.

"C'est urgent, j'ai piscine dans une heure"... Voilà l'urgence masso-kinésithérapique.

On se demande pourquoi les différentes spécialités médicales, sous couvert d'avis médicaux-légaux ont tous définis leurs propres urgences sous la forme de consensus... Cela ne doit servir à rien, soyons en sur.

Merci pour cette belle définition qui sort notre action du cadre du "vrai" soin. Avec une telle position, il est fort à parier que nous allons sortir du champ des professions de santé si cela continue...

 

Et les salariés dans l'histoire ?

En effet, cette position du conseil de l'ordre a le mérité d'exister, mais a-t-il considéré l'exercice salarié dans son point de vue ?

La pratique d'actes NR est-elle autorisée au sein des services à l'hôpital ?

N'est-ce pas clivant pour notre profession d'avoir d'un côté les libéraux qui pourrons effectuer des soins d'urgences sous couvert d'actes NR et d'un autre côté les salariés qui seront totalement bridés par leurs institutions ?

Comment cette mesure pourra-t-elle s'inscrire chez nos confrères salariés ?

À mon sens, elle ne le pourra pas...

Les salariés pourront aller dans les services d'urgences des hôpitaux et effectueront les premiers actes de masso-kinésithérapie. Et cela ne sera pas facturé en NR mais au titre du forfait.

Là encore une contradiction. Cela voudra dire qu'à l'hôpital le soin sera pris en charge par l'assurance maladie, mais pas en libéral...

Dans tous les cas, il me semble que le conseil de l'ordre n'a même pas envisagé une seule seconde l'exercice salarié.

 

La formation ?

Pour l'instant, pas un seul mot sur la formation ni sur les compléments de formation nécessaires et indispensables pour prendre en charge les urgences.
Je suis très étonné de ce silence.
Comment garantir la sécurité du patient si le professionnel n'est pas formé à minima au diagnostic d'exclusion et au diagnostic différentiel ?

Nous verrons bien si d'ici quelques temps, si nous voyons fleurir des formations sur le sujet, et si au sein même de la formation initiale des modules de formation font leur apparition...

 

La concurrence

Lors de la parution de mon article sur les actes NR (à lire), je me suis aperçu sur les réseaux sociaux que la position quasi de monopole sécurisé du kinésithérapeute le confortait dans une forme d'immobilisme et de peur de la concurrence.

Avec ce que nous propose le conseil de l'ordre, le kinésithérapeute qui prendra en charge directement les urgences sera en concurrence directe avec les thérapeutes manuels, les ostéopathes etc...

Nous verrons bien comment tout cela finira par s'articuler, mais j'ai bien peur que ce ne soit pas à notre avantage...

 

Les examens complémentaires et le décret d'actes ?

Là encore, je pensais qu'en se penchant sur le sujet des urgences, serait mis sur le devant de la scène l'augmentation de notre droit à la prescription. 

En effet, la prescription de radios par exemple, est limité par deux faits. La prescription de dispositifs et d'examens médicaux, et, le parcours de soins coordonnés.

Si le premier fait est "contournable", à savoir que même si un kinésithérapeute n'est pas légalement autorisé à prescrire une radio, le radiologue peut, sous couvert d'urgence, auto-prescrire un acte; cependant le second point n'est pas contournable. Si le patient veut être pris en charge par l'assurance maladie, il doit suivre le parcours de soins coordonnés.

En effet, pour bénéficier de la prise en charge au sein du parcours de soins coordonnés, il faut que les actes soient prescrits. Le radiologue a une dérogation en ce qui concerne les urgence. Or, en radiologie, un consensus a été obtenu sur les dites urgences. Ainsi une entorse de cheville sans facteurs aggravant à J+2, n'est plus considérée comme une urgence. De fait techniquement, si le radiologue suit à la lettre ses recommandations, il ne peut pas considérer qu'une entorse de cheville à J+2 soit une urgence et ne peut donc pas prescrire dans le cadre du parcours de soins coordonnés les clichés.

Alors oui, il est vrai, travaillant moi-même avec des radiologues, certains sont "complaisants"... mais ils sont eux aussi soumis à des contrôles stricts et de plus en plus sévères par l'assurance maladie. Ces "complaisances" disparaitrons.

Que dire de la prescription des éléments nécessaires à la réalisation de la consultation ? Le kinésithérapeute facturera les contentions utilisées, la galce appliquée ou encore le sérum physiologique pour les prises en charges respiratoires ?

Dommage de ne pas y avoir pensé avant... 

La seule solution pour éviter ces écueils, aurait été d'inscrire des examens complémentaires dans la listes des éléments prescriptibles par le masseur-kinésithérapeute, ainsi que l'ensemble des dispositifs utilisables au cours de cette consultation d'urgence.

 

Conclusion

Si il y avait une annonce à faire elle aurait été de dire que l'ensemble des syndicats et le conseil de l'ordre s'étaient réunis, qu'il y avait eu un consensus sur les urgences, que les syndicats allaient préparer un texte pour la caisse nationale d'assurance maladie et la direction générale de l'offre de soins afin de définir une véritable consultation d'urgence rémunérée à la hauteur de ce qu'elle mérite, que notre décret d'actes et notre liste des éléments prescriptibles avait été évoqués, que le ministère de l'éducation avait été consulté pour rajouter la formation nécessaire au sein de notre formation initiale et que l'ensemble des acteurs de la profession avaient pris la mesure de l'engagement...

Et bien non, cela n'a pas été le cas, malheureusement.

Le résultat de ce colloque me semble sans grande ambition et espérons que les syndicats sauront s'emparer de ce sujet hautement important pour notre profession.

La création d'une véritable consultation d'urgences en masso-kinésithérapie est la seule solution envisageable, tout le reste ne serait qu'effet de manche.

 

Vincent Jallu

Quand le delirium très gros attaque les neurones ordinaux !

 

Par un communiqué en date du 11 avril 2017 le CNOK, indique qu’il comprend les difficultés des établissements de santé pour obtenir des kinésithérapeutes compte tenu du faible niveau des rémunérations et du manque d’attractivité mais qu’en grand défenseur de l’ordre (!) et de la justice il ne peut cautionner que les étudiants soient rémunérés pour cause d’exercice illégal.

 

Mais quelles substances illicites sont-elles utilisées par les penseurs du CNOK pour nous sortir des billevesées pareilles ? 

 

Les établissements de santé proposent deux types de contrats aux étudiants en kinésithérapie :

- le contrat d’étude,

- le contrat de formation par apprentissage (CFA),

cela en présence de tuteurs diplômés en kinésithérapie.

 

La teneur de ces contrats lie chacune des parties. Principalement l’étudiant qui s’engage à travailler pour l’établissement avec lequel il passe contrat, et l’établissement qui verse un dédommagement mensuel pour participer aux frais de formation.

 

Il n’est absolument pas question d’une rémunération en lien avec des actes effectués.

Et les étudiants en kinésithérapie ne sont pas les seuls à recevoir indemnité ou dédommagement puisque, par exemple, les externes en médecine en perçoivent.

 

La kinésithérapie salariée est déjà assez dévastée pour ne pas en rajouter avec des interprétations fumeuses de la règlementation.

 

Ce n’est certes pas une panacée ni une solution idéale mais en aucun cas cela relève d’un possible exercice illégal de la kinésithérapie.

 

Il est certain qu’une vraie formation universitaire avec un DEMK de niveau Master serait l’idéal mais nous en sommes loin et pour cause… !

 

Mais est-ce nécessaire de produire des contre-vérités totalement inappropriées ?

 

Ce qui serait illégal serait l’absence de kinésithérapeute pour former l’étudiant pendant qu’il est en stage ou en alternance dans l’établissement avec lequel il est sous contrat.

 

Didier LANTZ

Réunion MIOP 11 mars 2017 

 

Bordeaux, capitale des vins, à vu en cette belle journée ensoleillée du 11 mars 2017, ce qui deviendra peut-être une journée historique. 

 

Pour la première fois, différentes professions Médecins, vétérinaire, pharmaciens, infirmières, sages-femmes, dentistes, kinésithérapeutes, se sont réunis afin d’évoquer les ordres professionnels. 

 

Notons que le seul syndicat à être présent officiellement était SUD Santé Sociaux et le Président d'ALIZE présent a déclaré qu'il était là en nom propre. 

 

Après les présentations, des témoignages de ce que subissent les professionnels ont été faits. 

 

Les informations qui sont données par les participants au travers de leurs témoignages sont hallucinantes. Les mots sont forts, "acharnement", "harcèlement", "terreur absolue", "incompétences", "fascisme", "caste d'oligarque", "perversion", tout ceci avec l'aval des gouvernements successifs et le désengagement de l'état. 

 

Les participants ont tous le même constat sur l'idéologie même des ordres dont la gauche avait promis l'abolition déjà avec Mitterand, puis avant de revenir au pouvoir en 2012 et enfin avec une Ministre de la santé qui était, comme elle le disait à son installation au ministère, éthiquement opposée à l'idée même des ordres mais n'a fait que les maintenir coûte que coûte en les renforçant. 

Les objectifs fixés sont : 

- la fin des tribunaux d’exception que sont les chambres disciplinaires, 

- la liberté d’association donc liberté de cotiser ou non, 

- l’arrêt des privilèges que s’octroient les élus ordinaux sur le dos, le porte monnaie, des professionnels, 

- arrêter de devoir payer pour avoir le droit de travailler. 

 

Il est compréhensible que les plus jeunes d’entre nous, ou les moins jeunes qui n’ont pas été confrontés aux chambres disciplinaires, ne comprennent pas qu’elles soient qualifiées, et ici qualification prend toute sa valeur, de tribunaux d’exception. 

 

Nous allons essayer par 2 exemples simples de répondre. 

Pour le premier, imaginez que vous êtes arrêté par la police, cela peut arriver à tout le monde ! 

Vous avez une chance actuellement, ce n’est pas la police qui vous jugera. 

Un principe fondamental de la République et des Droits de l’Homme, c’est que la même « entité » ne peut cumuler le pouvoir de constater les délits et le pouvoir de juger donc de condamner pour le délit qu’elle a elle même relevé. 

Ce cumule de pouvoir n’existe que dans les régimes totalitaires, les républiques banannières et autres états fascistes. 

 

Et bien les ordres professionnels ont ce double pouvoir. 

Non seulement ils ont ces pouvoirs mais ils s’en servent au détriment de la présomption d’innocence et en abusent pour obtenir des indemnités. 

C’est pourquoi, des professionnels sont même jugés et condamnés sur des ragots par les chambres disciplinaires. Cela y compris si la justice de la République a innocenté le professionnel. 

 

Le second exemple, mais qui en réalité est un fait. 

Même les tribunaux militaires ont disparu. Ils n’existent plus. Les militaires sont maintenant jugés comme tout citoyen par la Justice de la République, la seule qui devrait exister. 

Avec la disparition des tribunaux militaires, les seuls tribunaux d’exception qui perdurent en France, République Française, pays des Droits de l’Homme, sont les chambres disciplinaires ordinales. 

 

Pour mémoire, cette justice militaire a disparu notamment parce qu'elle était accusée de partialité. Le Tribunal aux armées de Paris avait une mystérieuse façon de fonctionner. Une justice de militaires "qui se jugeaient entre eux" qui était de plus en plus dénoncée par les parties civiles. 

 

Et malgré cela et les exactions connues de tous y compris au plus haut de l’Etat, les chambres disciplinaires ordinales continuent leurs basses oeuvres ! 

 

C’est un devoir de citoyen, de tous les citoyens, de demander l’abolition des tribunaux d’exception que sont les chambres disciplinaires des ordres professionnels. 

C’est un devoir pour ceux qui sont soumis aux ordres professionnels, car personne n’est à l’abri. Une dénonciation arrive souvent sans prévenir. 

C’est un devoir pour ceux qui ne sont pas encore sous le joug d’un ordre. 

C’est un devoir d’usagers car les ordres interfèrent sur les pratiques professionnelles en répondant à des exigences qui ne sont pas en lien avec la qualité des soins en ce qui concerne les professions de santé. 

C’est aussi un devoir car les ordres sont soumis au dictat gouvernemental. Ils n’ont aucune indépendance. 

 

Les autres objectifs définis par les participants à cette réunion pluri professionnelle sont complètement explicites dans leurs énoncées. 

 

L’obligation d’adhérer à une structure est un déni de démocratie, est contraire aux principes de liberté et de libre arbitre. 

A quand l’obligation de cotiser à un syndicat ? 

A quand l’obligation d’adhérer à un parti politique ? 

La liberté d’association est de même niveau que la liberté de pensée, la liberté de culte. 

 

Payer pour devoir travailler alors que nous avons les formations, les diplômes requis, puis l’expérience n’est ni légitime, ni équitable. Le travail est un droit fondamental, il doit le rester. 

 

En aparté, cotiser à un ordre pour avoir le droit de travailler, c’est aussi payer pour se faire juger ! 

 

Nous terminons en parlant des privilèges. 

Car les cotisations ordinales servent avant tout à ce qu’une pseudo « élite » vive confortablement avec l’argent des autres. C’est à dire mon argent, votre argent, notre argent à tous. 

Toucher plusieurs milliers d’euros par mois comme élus est plus facile que de travailler comme tout le monde ! 

 

Il est vrai qu’ils auraient tort de s’en priver avec l’exemple des élus politiques. 

Rémunérer de plusieurs milliers d'€uros ses enfants étudiants, ce n’est pas donné à tout le monde mais c’est avec l’argent de tous les citoyens. 

Mais comme cela a été dit par l’intéressé lui même, ce n’est pas moral mais ce n’est pas illégal ! 

Ce « n’est pas moral mais ce n’est pas illégal » nous rappelle une autre déclaration culte de politiques et de ministres : « responsables mais pas coupables ». 

 

Ce comportement amoral, même s’il n’est pas illégal, est insupportable. Il doit cesser et être condamné. 

 

Mais il est vrai que l’octroie des privilèges vient d’en haut. Le « haut » permet à ceux qu’il veut contrôler de profiter de privilèges, certes ils seront moins importants que ceux dont bénéficient le « haut » mais comme cela le « haut » va conserver ses privilèges. Et ainsi de suite. 

 

Nous sommes dans un système féodal similaire à celui que la révolution française de 1789 a voulu supprimer. L’abolition des privilèges était en tête de liste ! Pour ceux qui comme moi n’étaient pas très assidus en cours d’histoire, il y a la nuit 04 août 1789, abolition des privilèges et des droits féodaux même si dans le détail ce n’est pas aussi flagrant et de république en république, privilèges, immunité et autres avantages perdurent toujours sur le dos du peuple et le porte monnaie du citoyen. 

 

Je l'ai écrit, je le répète, je continuerai de combattre les ordres, à dénoncer leurs exactions qui sont les mêmes que les politiques. Il est temps que ces pratiques amorales à tous les niveaux cessent. 

 

Didier LANTZ