Nuages

Ordre/Contre ordre

Vous retrouverez dans cette rubrique des idées pour ou contre l'ordre, mais aussi son actualité et les commentaires sur les diverses publications de l'ordre.
Bonne lecture.
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Vincent Jallu
 
Ou comment notre ordre nous a poignardé !
 
Mais au final hormis notre ordre, personne n'en veut !
 
 
Les ordres se sont emparés du "débat national"
 
Communiqué de presse du MIOP du 01/03/19
 
quand l'ordre fait n'importe quoi...
 
Avec l'ordre, c'est toujours la même chanson !
 
Commentaires sur l'avs de l'ordre...
 
Pendant que les Norvégiens obtiennent l'accès direct sans ordre, nous, nous payons ! 
 
et ceux des kinés engagés !
 
Quand un petit acte peut engendrer d'énorme conséquences...
 
L'ordre se veut asyndical... Alors qu'en réalité les 3/4 du bureau a la même couleur...
 
Structuration de l'association, pensez à adhérer pour 2018.                            Adhérer au MIOP
 
Retour sur le colloque du 21/09/17 au grand Palais. 
 
un bon moment de lecture...
 
Communiqué du MIOP.
 
Il est temps que les 80% de gens qui ne supportent pas l'ordre s'expriment...

 

Un article à suivre tout au long de la parution es résultats...
 
Lettre du MIOP à l'attention des cnadidats aux élections législatives.
 
À quand la suppression des tribunaux d'exception que sont les chambres disciplinaires de l'ordre ?
Mise à jour suite à la conférence de presse de monsieur Bayrou. Seconde lettre (02/06).
 
Ce n'est même pas gratuit...
 
 
Très content puis fortement déçu... 
 
Quand le delirium très gros attaque les neurones ordinaux !
 
Ne pas oublier la liberté associative...
 
- Le programme de l'ordre pour les présidentielles

Retrouvez ici le PDF édité par le CNOMK à l'occasion des élections présidentielles...

 

- Réunion du MIOP du 11/03/17

Didier Lantz a participé à cette réunion du Mouvement d'Insoumission aux Ordres Professionnels.

 

- Communiqué de presse du MIOP du 27/02/17

Ordre des médecins, augmentation de la cotisation... et des contestations !

En ce début d’année, certains souhaitent la bonne année, d’autres présentent leur facture !

Il est d’ailleurs fort intéressant de voir le niveau de communication au sein de l’ordre. Quand l’ordre a besoin de vous pour les élections par exemple, « cher ami » est le minimum vital de la communication. Par contre quand il faut payer… L’ordre nous offre là un excellente moment de confraternité. Point de « bonjour », point de « cher ami » ou encore de « cher collègue ». N’espérons même pas un « bonne année » et encore moins un « merci ».
Non un simple rappel juridique façon « tu dois payer, alors paye ». Si c’est cela la définition ordinale de la confraternité, alors peut-être devrions nous nous inquiéter…

N’oublions jamais que confraternité n’implique pas la bien-séance ou même simplement l’amabilité… Non, cela implique juste que nous sommes en théorie traités de manière équivalente et que nos relations sont « pseudo-amicales ».
Il est d’ailleurs intéressant de voir comment les avocats utilisent cette notion de confraternité. En effet, ils considèrent que la confraternité s’arrête là où commence l’intérêt de leur client…
Cela est plus que notable, car cela implique que les avocats placent leur client au somment de leur art et ayant un pouvoir plus important que leur ordre.
On pourrait s’attendre à ce qu’une profession de santé place elle aussi les intérêts du patient devant toutes choses… Et bien non. Il semblerait que notre confraternité se positionne devant les intérêts du patient. N’est-ce pas là la définition même d’une omertà qui cache une caste « professionnels de santé » toute puissante ? Je vous laisse seul juge…

De plus l’ordre des avocat précise en plus de la confraternité que les relation entre avocats doivent être effectuée avec politesse et courtoisie. Le législateur ne semble pas avoir eu les mêmes intentions aves les professions de santé.

Il ne faut pas s’étonner dès lors, que nos relations aves l’ordre se limitent elles aussi au simplement à la confraterité.

Uns fois ce moment d’amabilité dépassé, vous avez entre les mains votre cotisation ordinale. Rappelons que l’on ne vous a jamais demandé votre avis pour la constitution de cet ordre. Oui, les plus jeunes d’entre nous ne le savent peut être pas, mais les professionnels n’ont jamais été consultés pour savoir si oui ou non la création d’un ordre les intéressaient.
Non, l’ordre est sorti de l’esprits de syndicalistes qui voyaient là une manne financière colossale pour les uns, beaucoup d’intérêts politiques pour les autres et une voie de garage pré ou post-retraite pour les derniers. Les réels intérêts de la kinésithérapie étaient vaguement de ci de là.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard de retrouver au sein du conseil national d’anciens syndicalistes, un ancien président, nombres d’anciens et actuels responsables nationaux ou fédéraux ect…

Notez aussi que depuis sa création, et ce, malgré des résultats de participation aux élections départementales de plus en plus catastrophiques (à lire ici), l’ordre n’a jamais estimé ni nécessaire, ni indispensable de vous demander votre avis. Dans « mon ordre et moi », il y a « mon ordre tout seul et vous à part».

 

La cotisation
280 euros… Voilà ce que l’on nous demande.
Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi ce montant ? L’ordre n’a jamais communiqué sur ce point. D’un autre côté, la communication ordinale… Hormis une certaine forme d’auto-congratulation…

Les médecins payent 335€ par an. Avec un revenu net moyen à 80 000€, nous pourrions penser qu’en comparaison avec nos 41000€ net moyen notre cotisation devrait très logiquement être d’environ 170€ au pire.
Non, notre cotisation est 165% plus chère que ce qu’elle devrait être

Mais pourquoi donc ?

Un piste… Nos revenus sont ceux des kinésithérapeutes (logique non ?) mais, les indemnités ordinales, elles, étaient à la base calculés sur le régime indemnitaire de la Haute autorité de santé. Et ce régime est directement calculé sur le revenu moyen des médecins. Ainsi pendant de nombreuses années, nos élus ordinaux ont vécu sur des indemnités « de médecins ». Il fallait donc avoir des recettes ordinales  « à la hauteur »… Ceci pourrait expliquer cela…

Depuis 2010, les indemnités ordinales sont plus complexes à calculer.
Elles sont indexées sur le plafond de la sécurité sociale. Sachez tout de même qu’un élu ne peut toucher une indemnité supérieure à 10% du plafond mensuel de la sécurité sociale par demie-journée de présence.
Pour information cela représente tout de même 331€ par demie-journée… Et n’oublions pas que ces indemnités sont déclarées en net avant impôt sur le revenu avec un abattement. Pour une journée pleine indemnisée au maximum, cela représente l’équivalent d’environ 1350€ de chiffre d’affaire !


Est-il nécessaire de rappeler que le chiffre d’affaire moyen journalier d'un masseur-kinésithérapeute libéral est d’environ 340€ ?


Heureusement un élu ne peut toucher plus de trois fois le plafond annuel de la sécurité sociale par an en indemnités ordinales.
Cela représente tout de même 119 556€ par an, toujours en net avant impôt sur le revenu et avec un abattement de 20% (donc imposé sur la base de 95645€).
Dois-je vous démontrer que cela représente presque l’équivalent de 250 000€ pour un masseur-kinésithérapeute libéral ?
À quand la publication des comptes de l’ordre ? À quand la transparence de ce que gagnent réellement nos élus ?

À quand, la vérification du non enrichissement personnel entre avant et après sa présence à l’ordre ?

Donc oui, même si le mode de calcul a changé, toutes les indemnités sont équivalentes, il n’y a donc pas de différence entre un élu ordinal médecin ou masseur-kinésithérapeute. En tant que kinésithérapeutes, nous payons donc comme si nous avions les revenus d’un médecin alors que ce n’est pas le cas !

Il convient, bien sur, de rappeler que le caractère bénévole de la mission de l’élu s’impose…

Il convient aussi de rappeler que ces montants sont les montants maxima autorisés.

Notre cotisation est peut-être anormalement élevée pour garantir le fonctionnement au coût pharaonique des CDO. Presque 60% de votre cotisation va au niveau départemental. Tout ceci pour assurer une forme de « secrétariat ».
Peut être est-ce aussi du au renouvellement du parc informatique et téléphonique des élus ? Ou encore la compensation des retraites du conseil national ?…
Difficile à dire sans de réels éléments chiffrés qui sont gardés jalousement secrets.

 

Conclusion
Puisque personne ne vous le dira, MERCI chères consoeurs et chers confrères d’avoir oeuvré pour les finances de l’ordre.

Peut être un jour nous financerons les réels intérêts et la défense de la kinésithérapie…
Car pendant ce temps là en Norvège, les Physiothérapeutes ont obtenus l’accès direct… Heureusement, ils n’ont pas d’ordre ni de syndicats !
Ils se consacrent uniquement à la défense et la protection de leur profession.

 

Si vous aussi vous souhaitez lutter contre les ordres professionnels, adhérez au MIOP.

 

Vincent Jallu

Durant cette période de festivités où la majorité d’entre nous est préoccupée à organiser cette fin d’année, l’ordre nous a donné la liste des vainqueurs des prix de l’ordre.

Félicitations à l’ensemble des lauréats.
C’est par la reconnaissance universitaire que notre profession pourra évoluer.
Mais malheuresement, les simple kinésithérapeutes que nous sommes ne pourront lire vos publications puisqu’il semblerait que l’ordre ne donne pas accès à celles-ci.
Dommage…

 

L’organisation
Les prix de l’ordre sont répartis de la manière suivante.
La catégorie « espoir », récompensant trois mémoires de fin d’études.
La catégorie « sénior », récompensant trois mémoires de grade master.
La catégorie « expert », récompensant une thèse.

Il est d’ailleurs inquiétant de noter que l’ordre n’ait pas pu décerner de second ni de troisième prix de niveau « sénior » et encore plus inquiétant, le prix de niveau « expert » soit de 2016...
Faut il en déduire qu’il n’y a eu qu’un seul mémoire de grade master cette année ? Une seule thèse l’année dernière ?
Comme à son habitude, la transparence étant de mise, impossible de savoir si l’ordre a simplement survolé le sujet, quels sont les critères, ni même si il y a un quelconque suivi des trois premières éditions...
Comme il faut déposer une candidature pour être éligible, peut être que celles-ci se sont faites rares…
Après l’échec des élections départementales et la démonstrations du désaveu des professionnels pour l’ordre, c’est au tour des candidats des prix de l’ordre de leur montrer le désintérêt total.
La date limite des candidatures fixée au 31 juillet n’étant pas réellement en phase avec l’organisation des doctorants, cela n’aide pas…
Intéressant aussi de voir que la commission d’attribution des prix s’est réunie le 19 décembre. Le calendrier pourrait donc être tout à fait adapté.
Ou peut être finalement que l’ordre a auto-estimé que les travaux présentés n’avaient pas le niveau… Ainsi vous avez pu présenter un mémoire de grade master, avoir validé celui-ci, mais l’ordre pourrait ne pas reconnaitre votre travail comme méritant

Ce qui est sur, c’est que nous avons financé ces prix sans même qu’il y ait un « prix du public »… Au moins pour l’élection de Miss France, nous pouvons voter
Ne doutons pas non plus du réel intérêt de l’ordre pour ces prix, publiés « entre les fêtes », période extrêmement marquée par l’intérêt intellectuel et le suivi de la profession.

 

Les lauréats de kinés engagés
La parution de ce prix m’a donc donné l’idée de décerner les prix des kinés engagés.
Il n’y avait aucune candidature à déposer. Aucun jury, quitte à être arbitraire, autant être seul à décider. Rien à gagner si ce n’est mon estime la plus certaine.

Voici donc les lauréats.

Premier prix, à l’ensemble des masseurs kinésithérapeutes présents dans les services hospitaliers et dans les cabinets libéraux pour assurer la continuité de soins ainsi que toutes les urgences durant ces périodes festives.

Second prix, à l’ensemble des masseurs-kinésithérapeutes qui au quotidien se sont engagés dans l’humanitaire

Troisième prix, simplement à l’ensemble des masseurs-kinésithérapeutes.
Oui, vous et moi, qui au quotidien tout au long de l’année œuvront pour nos patients, pour notre profession, pour notre survie.
Nous ne sommes personne et tout le monde à la fois. Nous sommes tous concernés mais aussi tous délaissés.
Que ce soit par nos tutelles qui veulent organiser la fin de la kinésithérapie. Par notre ordre qui nous regarde d’un air condescendant. Par nos syndicats qui n’ont qu’un seul objectif, encaisser notre chèque.

À vous, les oubliés du quotidien, vous qui faites la kinésithérapie de tous les jours, je vous adresse ce prix des kinés engagés.

 

Vincent Jallu

Un évènement majeur pour notre profession a eu lieu ce jeudi 16 novembre…
Le nouveau bureau du conseil national a été élu !
Félicitations à l’ensemble des acteurs si dévoués et désintéressés pour leur engagement et leur courage dans le combat pour la défense de notre belle profession.

À priori, vu l’engouement général de cette nouvelle, aucune trace sur les sites des syndicats, une simple annonce sur le site de l’ordre, quelques tweets laconiques… Autant le dire de suite, cette nouvelle ne réunit pas les foules.
Heureusement, nous avons reçu un courriel hier pour nous présenter le nouveau bureau.
J’ai presque pensé que j’étais finalement le seul à m’intéresser des affaires ordinales…
Il m’est plaisant de dire que je suis peut être encore le seul « fan » !

Peut être est-ce parce que la profession a un désintérêt massif pour cet ordre inutile ? Doit-on rappeler que seuls 15% des kinésithérapeutes ont estimé nécessaires de voter aux élection départementales ?
Peut être est-ce parce que cette nomination… pardon… cette élection… est au suffrage indirect. Suffrage qui est le garant d’une non confrontation à la population et d’une totale opacité quant au bilan morale face à la profession et à la prise d’avis des kinésithérapeutes.

En réalité un certain nombre de kinésithérapeutes se sont offusqués de voir que 500 personnes pouvaient engager les professionnels libéraux dans la signature d’un avenant conventionnel… Mais vous êtes vous déjà posé la question du nombre de votants ayant élus le ou la président(e) de l’ordre ?
Parce qu’avec 15% de votants, sur un département comme la Gironde qui compte environ 2000 praticiens, on arrive au chiffre ridiculement faible de 300 électeurs !
La suite du processus électif du président de l’ordre étant indirect… Nous pouvons en conclure que l’élection du président de l’ordre est tout aussi représentative que les signatures conventionnelles !
Moins de 500 personnes décident pour les presque 90 000 restants !…

En conclusion, si certains se sont opposés au vote du SNMKR, il devraient regarder ce qui se passe à l’ordre !…

 

Les résultats
Le noyau central du bureau, présidente, trésorier et secrétaire général reste inchangé…
Sous la dernière présidence, malgré les efforts et le travail acharnés, le décret sur l’exercice partiel est paru (à lire ici), la kinésithérapie hospitalière a été poignardée (à lire ici) et un projet touchant tous les professionnels conventionnés est à venir, les APA gagnent du terrain de jour en jour, la gestion des soins d’urgence a été géré en oubliant que la quasi totalité des praticiens libéraux sont conventionnés et que l’urgence doit être une prise en charge de l’assurance maladie (à lire ici et ici) et la seule vraie nouveauté a été « osons le gang des voleurs de patates ! » (encore désolé pour les moins de 25 ans qui n’ont pas pu connaitre ceci) …
Autant le dire, heureusement que l’ancien bureau a fait un travail exceptionnel, sinon où en serions nous !
Et dire que certains pensent encore que le réseau d’influence que l’ordre essaye de constituer est de premier plan…

Cela étant dit, c’est très franco-français lorsqu’une équipe perd… C’est toujours la faute du sélectionneur, mais jamais des joueurs…

 

Influence syndicale ?
L’ordre de par ses missions se veut totalement « a-syndical ». D’ailleurs dans le courriel de présentation du bureau, aucune mention à une quelconque organisation syndicale, aucune mention non plus des anciennes fonctions syndicales des élus.
Et oui, lorsque l’on pose directement la question aux élus nationaux ils répondent que l’ordre oeuvre en toute confraternité et que tout fonctionne à merveille en oubliant les clivages et les tensions existantes.

Cependant, vu de l’extérieur, tout ceci est semble bien flou.
Ce flou est compréhensible puisque les personnes engagées dans la profession sont peu nombreuses et il est presque logique de retrouver tout le temps les mêmes personnes aux différents postes syndicaux et ou ordinaux.
Et puis il faut l’admettre, lorsque l’on a gouté aux joies des rémunérations tirées de la « non activité de la kinésithérapie », il devient difficile de s’en passer…

De plus, à l’heure où la quasi totalité des syndicats parlent de la défense de la profession et que la mission de l’ordre est justement « assurer la défense de l’honneur de l’indépendance de la profession de masseur-kinésithérapeute », il est fort compréhensible que plus personne ne comprenne ou ne sache réellement quelles sont les missions des uns et des autres, où commencent les intérêts et où s’arrêtent les objectifs… Il y a donc, pour une majorité de professionnels et parfois même par les équipes dirigeantes, une confusion totale entre les intérêts et les missions des syndicats et de l’ordre.

Loin de moi l’idée de remettre en cause l’intégrité, la droiture, la neutralité ou encore le désintéressement des élus.
Non, il n’est pas question de cela.
N’oublions pas cependant que l’ordre est bel est bien né des volontés syndicales. Souvenons nous des propos de certains de la FFMKR dans les années 90, rappelons nous la pétition auprès de l’assemblée nationale faite par Objectif Kiné…
Peut être y a-t-il une certaine forme d’hypocrisie vis à vis d’un quelconque influence syndicale ?

L’ordre est donc asyndical, mais nombre d’élus ont encore ou ont eu des postes clé au seins des syndicats de notre belle profession. Ce qui ne participe pas à la bonne compréhension du réel côté asyndical de l’ordre…

L’ordre fonctionne comme les URPS. Chaque individu a ses propres conviction avant son intronisation. Et une fois élus, il semblerait qu’ils « oublient » tout de leurs convictions mais en continuant d’exercer leurs mandats ou fonctions syndicales… Quelque peu étrange non ?
De plus, nous le voyons au quotidien au sein des URPS. Si quelques fois cela fonctionne, dans la majorité des cas, les clivages et lutte de pouvoir sont de mise et malheureusement, si l’idée d’asyndicalisme est louable et souhaitable, elle n’est pas la réalité du terrain. Mais soyons en surs… pas de cela à l’ordre. L’ordre est impeccable de moralité et ne déroge jamais à sa ligne de conduite et toujours de manière confraternelle.

C’est pourquoi, à l’heure où le paysage syndical est « animé », j’ai décidé d’établir une cartographie du nouveau bureau de l’ordre.
Oui, j’en suis désolé, mais j’ai peine à croire que l’on puisse s’investir au niveau national dans un syndicat le lundi, et que l’on puisse tout oublier ou mettre de côté sans aucun conflit d’intérêts en allant travailler à l’ordre le mardi…

Cet article ne vos donnera pas en détail l’ensemble des mandats des élus nationaux, ce serait parfois beaucoup trop long et trop ennuyeux. Pour certains, 30 ans de lutte syndicale ont laissé un sérieux passif…
Non, je me limiterais aux postes « clé » qui pourraient indiquer une appartenance ou une tendance à un syndicat actuellement existant.
En effet, certains élus nationaux cumulent vie ordinale, vie syndicale, vie de formateurs, vie politique etc… Il serait parfois beaucoup trop complexe d’établir le curriculum vitae de certains en moins de quelques lignes.
À quand une obligation stricte de non cumul de mandat, au moins syndical-ordinal ?
Cela pourrait être une bonne idée d’inclure cette demande dans le règlement de fonctionnement de l’ordre… Plutôt que de se cacher derrière le fait que ce soit le législateur qui permette cela…

 

Le Bureau
Présidente Pascale Mathieu, ancienne administratrice nationale SNMKR.
Vice-présidents Michel Arnal; Jacques Vaillant.
Trésorière Dominique Aknine, présidente FFMKR78.
Trésorier Adjoint Xavier Gallo, administrateur national SNMKR.
Secrétaire générale, Jean-François Dumas, ancien acteur principal de la « fusion » de la CNMKL vers Objectif Kiné puis vers l’Union SNMKR-OK.
Secrétaires adjoints Brigitte Vincent, correspondante SNMKR Haute Savoie; Gilles Marchiano ex-président FFMKR91.

SI jamais j’avais omis des informations ou si une information était erronée, je m’en excuse platement, que les élus m’en fasse part pour que je puisse corriger au plus vite.

Osons… Noter qu’une majorité « pourrait » se dessiner vers l’Union SNMKR-OK si les élus ne travaillaient pas dans la stricte confraternalité… Mais je le répète, pas de cela à l’ordre.

 

La réalité politique
Lors des élections, tant départementales que régionales ou nationale, aucun candidat n’émet de programme, de ligne de conduite ou encore de profession de foi à l’intention du grand public. Tout est opaque et nous élisons des « noms » et non pas des « candidats » avec un réel programme et de réelles idées à développer. Voilà peut être pourquoi l’ordre manque cruellement d’idées pour défendre notre profession ?
Finalement nous ne connaissons rien ou presque des gens qui veulent nous diriger.
Y compris dans la gestion au quotidien, nous n’avons aucune connaissance des actions envisagées, des lignes directrices ou encore de la ligne politique générale de l’ordre.
Et après certains s’étonnent qu’il n’y ait eu que 15% de participation aux dernières élections… Si l’on veut intéresser l’adhérent, il faut lui parler !

Madame la ministre, à quand la parution d’un décret obligeant l’élection au suffrage universel direct du président(e) de l’ordre ?
Mesdames messieurs du conseil national, puisque madame la ministre acte sur proposition du conseil, pourquoi ne pas faire agir l’extraordinaire lobby que vous représenté pour demander une élection au suffrage universel direct ?
Même si je conçois qu’il soit plus pratique pour certains d’avoir la main mise sur une élection indirecte et même si je comprends que vu le désintérêt majeur de la profession pour un ordre inutile qu’elle n’a jamais demandé et qui nous a été imposé par les syndicats, il y ait un risque majeur que cette élection finisse avec moins de votants que pour la validation des avenants conventionnels !
Mesdames messieurs du conseil national, pourquoi autant de secret et une telle opacité dans vos actions vos lignes directrices, vos projets
À quand la publication du règlement de fonctionnement ?
À quand la publication du règlement de trésorerie?
À quand la publication des revenus professionnels avant et après élection, histoire de vérifier le « non enrichissement » et la moralité générale ?
À quand la parution du budget détaillé ?
À quand un vote de confiance auprès de l’ensemble de la profession ?
À quand une réelle transparence ?
Pensez-vous donc que, nous, masseurs-kinésithérapeutes, sommes trop stupides pour comprendre ? Pensez-vous donc que nous ne puissions pas intégrer les stratégies à court moyen et long terme de l’ordre ?
Pensez-vous donc que nous ne soyons pas assez intelligents pour prendre le devenir et les intérêts de la profession entre nos mains ?
Peut-être que… si l’ordre étant plus transparent et plus accessible aux professionnels, il aurait meilleure presse…
En attendant l’ordre reste opaque, hermétique et vu de l’extérieur, stérile idéologiquement.
Mais ne l’oublions pas… c’est bel et bien, nous, masseurs-kinésithérapeutes qui finançons cette mascarade !

Donc nous finançons mais n’avons aucun droit de regard quant aux décisions prises…

J’ai par ailleurs été choqué d’apprendre que les élus départementaux, ceux là même qui allaient voter pour nommer les élus nationaux quelques semaines plus tard, avaient été formés par un candidat. Que celui-ci se rassure, je ne remets pas en cause son intégrité et je n’ai aucun doute quant au fait qu’il soit resté le plus neutre possible.
Cependant, je pense juste que si l’on veut réellement éviter les possibles conflits d’intérêts, il faut organiser les formations par un acteur qui n’est pas candidat, voir par une organisme indépendant si l’on souhaite éviter que la structuration ne devienne pyramidale ou tout simplement, après les élections…

L’ordre n’a d’ailleurs aucun contre-pouvoir. En effet, avez vous déjà été consultés pour « sa création », pour son « organisation », pour sa « gestion », pour ses rémunérations, pour ses « choix » tant moraux, politiques ou stratégiques ? Non, jamais.

Je ne suis pas un fervent partisan de la démocratie participative, cependant, quand une élite s’impose comme tel, elle se doit à minima de ne pas se cloisonner du reste du monde. Car ne l’oublions pas, la révolution Française a bien eu lieu à cause de cela…

Alors oui, le conseil d’état veille, la plupart des élus actuels sont « règlementés » par des décrets qui ne sont pas pris par eux-mêmes (mais ils participent à leur élaboration), et surtout il subissent la mise en place chaotique de l’ordre depuis ces dix dernières années. Cependant, la communication se limite à « nous travaillons beaucoup, nous faisons un travail exceptionnel », quelques éléments budgétaires qui ne permettent pas de dire si la gestion est exemplaire ou non, rien de plus…

 

Conclusion
L’ordre se veut certes asyndical, cependant il m’est personnellement difficile de croire que l’on puisse « oublier », comme pour certains, 20 ou 30 années de lutte syndicale. Et surtout, comment peut on oublier son mandat actif ?
Comment peut on croire que, élu national de l’ordre, membre d’un bureau ou d’un conseil national d’un syndicat, on puisse en toute objectivité, par exemple, décider de quelles formations auront les faveurs de l’ordre, alors même que ces formations sont au catalogue de ce que propose son propre syndicat ?
Certains élus sont eux-mêmes soit acteurs soit dirigeants d’organismes de formations…
N’y aurait il pas, de temps à autres, quelques conflits d’intérêts ?…
Qui vérifie et qui surveille ces conflits d’intérêts ?

Les faits étant exposés, je vous laisse vous faire votre propre idée.
Personnellement, je comprends que l’on retrouve les mêmes méthodes façon « nous dirigeons et surtout taisez vous » dans tous les organes nous dirigeants. C’est la marque de fabrique d’une certaine forme de démocratie dictée par une certaine étiquette.
Je le redis, loin de moi l’idée de mettre en doute l’intégrité et la noblesse d’intention des élus, non, c’est bien pire, je remets en cause la structure et le fonctionnement tout entier !

L’ordre par son essence, néglige la population tout entière, nous éloigne des décisions et impose l’ensemble de ses décisions.

Peut être que si les élections nationale étaient au suffrage universel direct avec une vraie campagne, avec de vraies idées et de vrais engagement, nous pourrions, nous le « peuple », décider de la ligne dirigeante que l’on souhaite réellement pour la profession.
Ayez un peu de courage et d’engagement messieurs dames les élus nationaux… Faites voter le peuple, pour voir si il vous (ré)-élit...

Je finirais en citant encore une fois Jean-Louis Barrault, « la dictature, c’est ferme ta gueule; la démocratie c’est cause toujours »…

 

Vincent Jallu

 

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Ce mardi 5 décembre, une députée de la République en Marche, Annaïg Le Meur a posé une question à la ministre de la santé.

Cette question portait sur l’idée de notre ordre quant à la possible création d’une profession de technicien en physiothérapie pour « pallier » à l’arrivée de professionnels étrangers exerçant à titre « partiel » notre profession.

Ainsi, Annaïg Le Meur, dernier bastion de l’ordre dans sa quête d’un lobbying qui nous démontre son non-intérêt au quotidien, n’a pour l’instant reçu aucune réponse.
Cette question n’a d’ailleurs l’instant pas montré d’écho ni dans la majorité, ni même chez les autres députés, anciens confrères et consoeurs. Peut être que ces derniers n’ont jamais éprouvé de réel intérêt pour notre ordre, ce qui expliquerait pourquoi madame Le Meur se retrouve seule aux côtés de l’ordre…

 

Cependant, une fois le cadre posé, l’idée proposée peut être intéressante au moins pour enrayer la démographie incontrôlée…

L’ordre propose donc de salarier ces personnes comme il l’avait prescrit pour les APA. Étudions ce qu’il en est, pourquoi si l’idée est, à l’origine louable, il semblerait que toutes les pistes n’aient pas été investiguées…

 

Le coût réel d’un salarié…
Le SMIC mensuel est brut base 35h est de 1480,27€ au 01/01/17.
Imaginons, dans le meilleur des cas, que nous puissions bénéficier des réductions Fillon et du CICE. Cette supposition n’est pas certaine, mais donnons une chance à l’idée.

Le coût final d’un SMIC sera pour l’employeur prime déduite et mutuelle obligatoire payée d’environ 1570€.

À cela, il faut rajouter les coûts indirects, amélioration du cabinet, pour respecter le code du travail, surcout de comptabilité etc… J’estime cela environ à 150€ mensuel. Là encore je suis très optimiste, mais continuons de donner une chance à l’idée.

Le coût final d’un salarié sur une base de 152h de travail mensuel sera donc d’environ 1820€ tout compris. Ramené à l’heure de travail, ce coût est de 12€ soit 6€ par patient sur une base 1 patient par demi-heure.

Dans un monde parfait, vous pourrez déléguer un patient à votre salarié. Donc vous toucherez 18€ (tarif de l’acte moyen) et votre salarié vous coutera 6€. Votre gain financier final sera de 12€ par séance.
Aujourd’hui avec un assistant, vous ne gagnez que 4€ par séance. CQFD le bilan financier semble parfait !
Oui… Mais non…

 

Les ennuis liées au salariat !
Quand vous avez une petite grippe ou un lendemain de « gastro », nous le savons tous, nous allons au boulot. Pourquoi donc ? Et bien parce que quand nous ne travaillons pas, nous ne gagnons rien.
Votre salarié lui… il sera « malade » au moins une semaine par an tout compris. Vous aurez à gérer ces absences, ces congés payés etc.
Loin de moi l’idée de remettre en cause les acquis sociaux, non. Mais en se plaçant du côté « patronal » il faut bien prendre en considération qu’un salarié cela a aussi des inconvénients et pas uniquement des avantages financiers.

 

La réalité démographique
Savons nous seulement combien de professionnels exerçant à titre partiel viendront travailler en France ?
Nous savons qu’il y a un peu plus d’un tiers des nouveaux inscrits à l’ordre qui sont titulaire d’un « DE étranger ».
Pourrons nous simplement contenir les quelques milliers de praticiens « partiels » qui vont venir dans notre pays ?

Pensons aussi évolution démographique des patients.
Car votre salarié, il est payé qu’il ai du travail ou non. Pour le rentabiliser vous devrez lui fournir du travail quoi qu’il arrive. La donne est très différente de celle d’un assistant où lui aussi est soumis à sa propre activité.
Pensez vous réellement que vous aurez « assez » de patients pour pouvoir donner du travail à votre salarié tout au long de l’année ?…

 

La réalité du terrain
Nous venons de le voir embaucher un salarié peut être une source de revenus non négligeables.
Oui mais attention, il faut pour cela que le salarié prenne en charge en totalité le patient. Si vous ne pouvez que déléguer des taches « mineures » telles que « poser des électrodes » ou « faire un massage » ou encore « faire pratiquer de la gymnastique », pensez bien qu’il vous faudra tout de même prendre en charge le patient. Et du coup la rentabilité de votre salarié va fondre comme la neige au soleil. Votre salarié vous fera gagner 5 ou peut être 10 minutes sur le temps dédié à votre patient.
Et si vous pensez que vous pourrez facturer au patient la prestation de votre salarié… Si en théorie c’est totalement possible, en pratique mettez vous à la place du patient. Payer disons 5€ de plus que le tarif conventionnel pour être pris en charge par une personne qui n’a pas les compétences d’un kinésithérapeute alors que de l’autre côté de la rue, il aura une prise en charge par un kinésithérapeute au tarif conventionnel strict… Pensez vous réellement que ce soit réaliste ?

Avec un assistant, au moins vous avez un « vrai » professionnel qui prend en charge complètement les patients et dont vous avez l’assurance des compétences et de l’investissement au sein du cabinet.

 

L’augmentation du SMIC dans le temps, piège comptable !
Il faut garder à l’esprit que le SMIC augmente tous les ans. Nos honoraires… Non !
Le gain par demie-heure ne fera qu’une seule chose, diminuer…
Aujourd’hui le gain par demie-heure est important. Cependant les aides sociales liées au coût du travail sont fluctuantes. Il y a encore peu de temps, le coût d’un smicard était de 2100€ mensuel au lieu de 1570. Ce qui ramène le gain par demie-heure à 3.2€ soit d’un niveau comparable à celui d’un assistant. Il est impossible de savoir comment, combien et de quelle manière un salarié vous coutera dans 5 ou 10 ans.

Si aujourd’hui embaucher un salarié peut sembler être une opportunité financière, cela ne fera que renforcer l’aspect opportuniste de l’embauche.

 

Qui profitera donc de ces salariés ?
Comme souvent si l’on y regarde de plus près, ces salariés profiteront aux grosses structures.
Les cabinets avec 3 ou 4 assistants qui emploieront un salarié en lieu et place d’accueillir un assistant supplémentaire.
Ainsi le salarié aura du travail au quotidien, son coût sera réparti et nous aurons droit à un bel encart sur le site internet de l’ordre pour mettre en avant ceux qui ont sauvé la profession !

 

La fin des assistants ?
Ne pensez vous pas que, in fine, si nous nous mettons à employer des salariés nous mettrons fin au assistanats ?
Comment feront les jeunes diplômés pour « se lancer » ?
Aujourd’hui le statut d’assistant permet à un jeune d’intégrer un cabinet sans frais et de bénéficier de la patientèle, de l’expérience et du matériel du titulaire. Cela permet de simplement de travailler sans avance financière.
Comment feront les futurs assistants potentiels quand nous n’auront plus aucun poste à leur proposer ?
N’oublions pas que le salarié rapportera plus financièrement parlant qu’un assistant. À votre avis que va-t-il se passer ?
Embaucher des salariés, c’est tuer le marché de l’assistanat. C’est remplacer une relation confraternelle par une relation hiérarchisée patron-salarié. Est-ce cela la volonté de l’ordre ? Je vous laisse seul juge…

Avec la limitation de la liberté d’installation liée au dernier avenant conventionnel, l’avenir de nos « jeunes » est non seulement incertain, mais leur santé financière sera mise à mal et j’ai bien peur que leur situation ne devienne vite très compliquée. L’ordre vient peut être de crucifier une frange de notre profession.

Je suis surpris (en fait non…) de la faible réflexion de notre ordre sur ce sujet qui n’est non pas épineux, mais aussi brulant qu’un fer rouge sorti de la forge. Encore une fois, un petit nombre va orienter notre profession dans une impasse sans se soucier des implications directes et indirectes.
C’est dommage, l’idée pouvait être intéressante mais elle aurait mérité un peu plus de débats, de réflexions et de sérieux…

 

La fin de l’exercice salarié ?
Nous l’avons vu avec l’entrée des APA dans les services de rééducation, les structures hospitalières sont prêtes à tout pour diminuer les coûts de fonctionnement.
Que dire d’un organisme qui demande la création d’un salariat de « sous-kiné » ?
Hormis vouloir achever une kinésithérapie salariée agonisante, je ne vois pas bien l’intérêt de pratiquer ainsi…
Que pensez vous que les structures vont faire ? Elles vont embaucher à tour de bras ces gentils salariés que notre ordre viendra tout juste de créer…
Faut-il à ce point faciliter la donne au législateur pour en finir avec notre profession ?

 

L’exercice partiel réel danger ?
J’aimerais apporter à votre esprit une pensée qui m’est chère. Nombre d’entre nous ont peur, à raison, de l’arrivée des praticiens en exercice partiel sur notre territoire.
Cette crainte est parfaitement justifiée. Beaucoup parleront du côté « patient » en avançant le niveau de formation, la sécurité du patient etc…
Cessons d’être hypocrites et regardons aussi la réalité en face. Beaucoup d’entre nous pensent que ces gens nous voleront notre travail et que nous serons avec une concurrence plus que déloyale… Là encore notre ordre devrait commencer à prendre en compte que nous sommes soumis à d’énorme zone concurrentielles et étant bridés par ce code de déontologie désuet et inapproprié, il serait bon de soumettre au gouvernement quelques modifications de celui-ci…

Maintenant soyons objectifs.
Depuis l’abandon par l’ordre du dossier « massage », les salons de massages fleurissent. Les APA, les coach sportifs ont saisi un créneau que nous n’occupions pas et j’irais presque à dire, que par un certain côté, c’est bien fait pour nous.
Mais l’exercice partiel… C’est exercer une partie de nos compétences sans pour l’instant qu’il y ait ni prise en charge par l’assurance maladie, ni prise en charge « complète ». Alors oui, des débordements, il y en aura. Mais globalement, faites une brève étude de marché.
Pensez vous que quelqu’un puisse s’installer à côté de chez vous avec des tarifs non remboursables et qu’il puisse en vivre sur le long terme ?

Ma question est une vraie question, je n’en ai pas la réponse.

Comme tout le monde, je crains l’arrivée de ces personnes. Mais quelque chose au fond de moi me laisse supposer qu’il faut rester très vigilant, mais que nous nous inquiétons peut être pour peu de chose. 
Le vrai risque n’est pas pour l’exercice libéral, mais il est bel et bien pour l’exercice salarié et cela, l’ordre l’a totalement oublié.

Regardons les ostéopathes… Le marché de l’ostéopathie s’effondre de jour en jour. Dérégulation démographique, situation commerciales avouées et pourtant le chiffre d’affaire moyen dégringole d’année en année.
Si certains ont toujours des revenus très conséquents (imaginez votre cabinet mais avec une séance à 70€ au lieu de 18…), des milliers de praticiens cumulent deux activités pour vivre et la réalité est que le chiffre d’affaire moyen est catastrophique.
Ils n’ont pas encore complètement investi l’hôpital, demandons nous pourquoi !

 

Y a-t-il une solution ?
Peut-être…
Soyons constructifs et intelligents.
Je propose d’accueillir ces personnes de plein droit. Conventionnement (sélectif bien sur), non droit à publicité, code de déontologie, exercice libéral avec tous ses inconvénients, possibilité de les accueillir au sein de nos cabinets en tant qu’assistant. Il ne restera que le nom « administratif » approprié à trouver.

Le but est de réduire l’attractivité qu’ils peuvent percevoir de notre système.

Ne serait-il pas plus intelligent de prendre ces professionnels sous notre aile plutôt que de les laisser totalement libre de leurs installations et sans aucun contrôle ?
Car ne rêvez pas, si éventuellement il sera possible de les salarier… rien ne les empêchera de s’installer sans que vous ayez votre mot à dire.

Et ne rêvez pas non plus, si nous ne leur donnons aucune contraintes, de toutes façons ils viendront travailler chez nous. Donc autant les accueillir avec les même contraintes que nous, cela limitera la concurrence au minimum.

Imaginons un acte à 6€. Massage, physiothérapie, gymnastique, balnéothérapie etc… Le tout sous couvert d’une vraie NGAP.

Avec une forme d’assistanat à la clé, nous supprimerions les contraintes du salariat et la personne qui effectue ces actes serait en activité libérale pure.
Il leur faudrait alors 3 fois plus de patients qu’un cabinet de kinésithérapie pour obtenir le même chiffre d’affaire… Bon courage.

Les assistants n’y seraient pas perdants, car entre un « exercice partiel » et un « vrai » kinésithérapeute, dans les mêmes conditions de rétrocession, le choix sera vite fait !

Imaginez si nous eu cette démarche face aux APA… Aujourd’hui nous aurions des « assistants-APA » qui feraient le travail que nous avions délaissé et rapportants une rétrocession à nos cabinet… La situation aurait été à notre avantage. Alors que là…
L’ordre nous a gratifié de contrats de salariat des APA, qu’en est-il aujourd’hui ? Combien de kinésithérapeutes qui aient salarié un APA ?
Cette mesure a été un échec total et cela n’a en rien changé la progression constante des APA. Ils ont investi l’hôpital et ont profité au sein du monde libéral de touts les avantages sans aucun inconvénients… Mais soyons fous, refaisons la même erreur !

 

Parlons un peu politique tout de même...

Il est tout de même une question en suspend… L’ordre est syndical (à lire ici), l’ordre se veut aussi apolitique.
Cependant, plutôt que de se limiter à sa relation particulière qu’il a avec la tutelle, l’ordre a choisi de privilégier son contact avec madame Le Meur, député de La République En Marche.
Or, l’assemblée nationale est justement l’endroit le plus politisé de notre appareil législatif.
Je crains que par cette action l’ordre n’ai affiché un étiquetage politique et par la même occasion, puisqu’il représente l’ensemble de notre profession, nous a tous étiqueté…
Je vous laisse seul juge, mais mon sentiment est que par cette action, l’ordre a commis une erreur majeure et a failli dans sa mission.

Est-ce à dire que l’ordre reconnait allégeance à La République En Marche ? La question est posée…

Je vous avoue que cette manoeuvre d’impliquer un député de la république pour énoncer un projet a une porté politique forte.
Espérons que madame la ministre ne s’offusque pas. Espérons que l’ensemble de notre profession que représentent l’ordre ne soit pas stigmatisée.

Il est parfois de petits actes qui ont d’énormes conséquences… Et malheureusement c'est bel et bien toute la profession qui va en payer le prix sans qu'il n'y ait aucune contestation possible... c'est ça la démocratie.

 

Vincent Jallu

Le Mouvement d'Insoumission aux Ordres Professionnels se développe.

 

Lire le communiqué de presse

 

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