Nuages

La Profession

Vous trouverez ici, des conseils pratiques ou administratifs, des techniques, des astuces au quotidien...
N'hésitez pas à vous identifier pour pouvoir laisser vos commentaires.
 
Revers sans précédent pour notre ordre.
 
Forfaits d'actes ou forfaits globaux, ils arrivent.
 
Pourquoi elles vont se transformer et ce qui nous attend vraiment.
 
Même l'UNCAM n'en veut pas !
 
Le vieux serpent de mer resurgit.
 
Ou comment nos dirigeants se terrent dans un silence sans nom
 
Elle arrive...
 
C'était tellement prévisible.
 
Analyse aussi brève que possible du plan Macron pour la santé d'ici à 2022
 
C'est à se demander si l'on ne voudrait pas que l'on en soit !
 
Voyons ce qui se prépare...
 
Le point sur le Master
Attention au mélange des genres...
 
Pourquoi il faut y aller et voir que cela ne sert à rien !
 
Propositions du conseil d'état
Enfin une avancée sur la communication en santé !
 
Essayons de rester objectifs sur notre situation
 
Nos amis médecins en font l'amer expérience !
 
L'universitarisation se précise. Et pendant ce temps là, d'autres croient au père Noël.
 
Une vision différente de ce qu'est l'ONDAM...
 
Lorsque l'on parle morale, déontologie... 
 
Permier Label qualité en masso-kinésithérapie. Le SNMKR a très bien mené ce dossier.
 
Comme souvent, c'est au détour d'une brève que l'on découvre une triste réalité.
 
Attention au piège !
 
Le stratagème parfait.
 
Un article en 3 parties.
 
C'est fait, le gouvernement a officiellement désavoué l'ordre !
 
Comment cela pourrait influencer notre profession...
 
Et si nous essayions de grandir un peu ?
 
Et pendant ce temps là...
 
Une problématique complexe.
 
Encore une attaque directe...
 
Que faut faire maintenant ?
 
Dans la plus grande indifférence, notre ministre nous a encore poignardé. 
 
ou la fin du système libéral !
 
Pourquoi je ne signerais pas si j'en avais la possibilité...
 
La parution du projet de loi de financement de la sécurité sociale va finir par m'achever !
 
Suite à l'annonce du premier ministre, je suis tout sauf rassuré !
 
La lettre clé vit ses derniers instants.
 
Il ne se passe jamais rien !
 
Comme si cela allait résoudre les problèmes.
 
Parution des décrets concernant le passage en catégorie A des masseurs-kinésithérapeutes salariés.
 
Mais non rassurez vous...
 
Peut-on réellement forcer les gens à aller s'installer là où ils n'ont pas envie ?
 
Là encore, préparons l'avenir...
 
Résultat de la magnificiente enquête du SNMKR...
 
Il y a des jours...
 
Pourquoi si je pouvais le faire, je ne signerais pas cet avenant.
 
Oui... mais...
 
Soyez à la pointe des technologies...
 
Préparons nous...
 
Madame la ministre, et la prévention ?
 
À quand un alignement des conditions de congés maternité ?
 
Article connexe entre les catégories "les idées" et "la profession". Et vous ? Que proposeriez vous pour les négociations ?
 
Dans la lignée du comparatif européen des tarifs, évaluation du système de santé français par The Lancet
 
Même ne cherchant bien, nous sommes bons derniers de ce comparatif !
 
Parution au bulletin officiel du ministère de la santé d'une patate chaude pour le nouveau gouvernement !
 
Félicitations à l'équipe de madame Touraine qui a réussi à museler les syndicats médicaux et paramédicaux.
 
L'état des lieux de la profession par Didier Lantz.
 
Première partie, état de lieux.
Seconde partie, les moments clés où tout à basculé
Troisième et dernière partie, les solutions possibles...
 
Ou comment organiser un déconventionnement "partiel".
 
Et si on parlait tarifs ?
Et oui, et si on étudiait un peu ce qui s'est passé depuis 20 ans concernant l'évolution tarifaire de notre profession ?
 
C'est une question qui revient souvent et pourtant peu de professionnels savent correctement gérer ces impayés.
 
Nos amis chirurgiens dentistes ont largement bataillé sur ce sujet. Oui, nous pouvons diffuser de la musique au sein du cabinet. Mais attention aux pièges.
 
L'échoscopie est un domaine très intéressant, mais attention à rester à notre place... 
 
Un point sur ce qui est autorisé ou non.
 
 
 
 

à venir (dans un ordre non exhaustif !)...

les négociations conventionnelles

le tarif d'autorité

les contrôles

la requalification des actes

les urps

les maisons de soin, de santé, pluridisciplinaires...

Que le conseil national de l’ordre se rassure, très loin de moi l’idée de stigmatiser mes confrères et mes consoeurs, bien au contraire, le but de cet article est de « donner un coup de fouet » dans cette morosité ambiante où chacun se complait dans son immobilisme...

 

Les réajustements d’URSSAF 

Certains d’eux vous ont peut être remarqué que cet été les prélèvements d’URSSAF avaient quelque peu « modulés ». Variations dont bien sur personne ne vous a prévenu et que bien entendu, personne n’a dénoncé.

Et ce n’est pas fini !

Le rapport sur l'état des lieux et les enjeux des réformes pour le financement de la sécurité sociale paru cet été (à lire ici) est très clair.

La diminution de revenus des territoires liée à la disparition de la taxe d’habitation d’ici 2020 va être telle qu’il va falloir la compenser. Une piste pour cette compensation, une augmentation de la CSG ! Cela ne vous rappelle rien ?

C’est écrit noir sur blanc. Je n’invente rien. Et combien d’entres nous ont lu ce rapport ? Combien d’entres nous vont comprendre que d’ici 3 ans notre CSG va encore augmenter ? Combien vont intégrer que l’on va financer la suppression d’un impôt du patrimoine personnel par le biais d’une augmentation d’une cotisation à l’origine destinée à financer la protection sociale et qui de facto sera prélevé sur les honoraires du patrimoine professionnel ?

Enfin, qui a vu quelqu’un s’inquiéter ce cela ? Avez vous vu un syndicat lever le petit doigt ?

Sommes nous de gentils moutons qui ne font que subir sans jamais prévenir ?

 

Le communiqué intersyndical !

Comme beaucoup, j’attends depuis de nombreuses années une intersyndicale forte et combative. Même si début juillet les premiers pas d’une alliance commune semblait fébriles, c’est avec une grande satisfaction que j’ai appris que nos 3 syndicats avaient repris contact ce derniers jours. Mais quelle ne fut pas ma déception en lisant ce communiqué commun.

Nos syndicats prennent-ils nos confrères et consoeurs pour des moutons ? Creux, insipide, voir inutile. Voilà les adjectifs qui me viennent à l’esprit en lisant ce communiqué.

La seule réponse que nos syndicats peuvent nous faire est « contactez vos députés » ! Pour cela un dossier est mis à disposition…

Mais où sont donc les idées, les propositions ?

Nos syndicats ne sont ils bons qu’à subir et à ne jamais agir ?

À croire que certains ne sont bons qu’à venir piller les idées des autres, juste pour l’effet d’annonce et ainsi faire croire au chaland qu’ils font quelque chose.

Mais en réalité, les propositions ne sont pas légions et c’est avec tristesse que l’on découvre que finalement le syndicalisme en masso-kinésithérapie devient creux pour ne pas dire vide de sens…

Que de juvénilité pour certain(e)s que de croire des promesses faites lors d’une réunion plus qu’impromptue qui n’a rien apporté et qui n’apportera rien.

Ce que nous proposent nos syndicats dans ce communiqué est une vision passéiste et démagogique

 

Écrire à son député…

Passé le constat que la mobilisation de juillet n’a pas eu les effets escomptés, nos amis syndicalistes nous propose une seule chose. Écrire à son député pour essayer de l’influencer sa participation à l’élaboration de la loi de financement de la sécurité sociale.

Si vous savez comment Emmanuel Macron a constitué l’assemblée nationale (et je pèse mes mots, car chacun sait que l’assemblée est élue par le peuple et non constituée par le président). Si vous savez qui a été placé au sein du groupe parlementaire. Si vous savez combien de textes ont été votés ou rejetés par la majorité parlementaire contre l’avis du gouvernement… Vous savez alors que votre gentil(le) député(e) ne fait qu’une seule chose à l’assemblée, suivre les consignes !

Alors si vous pensez pouvoir infléchir toute cette technocratie, allez y, faites vous plaisir.

Sinon, faites ce qui vous semble cohérent…

Ce qui est triste c’est que nos syndicats n’aient rien d’autre à proposer qu’une non action inutile et perdue d’avance. Quoique… Ils auraient pu encore proposer une manifestation !!!

Non, finalement ils préfère nous ressortir les vieilles recettes « acte unique, revalorisation de la lettre clé… ». Notez que je n’ai rien contre mais force est de constater que ces doléances sont totalement illusoires voir contradictoires avec tout ce qui nous est proposé par nos tutelles.

Que les syndicats non représentatifs qui sont totalement déconnectés des prérogatives conventionnelles puissent tenir ce genre de discours, c’est concevable, encore que l’ignorance n’impose pas la médiocrité. Mais que les syndicats représentatifs puissent ne serait-ce qu’espérer cela est totalement incohérent.

Toutes celles et ceux qui pensent que notre profession est suffisante et qu’il suffit de trouver un peu d’argent pour garantir l’acte unique, l’augmentation de la lettre clé ou je ne sais encore quoi, n’ont réellement pas compris que ce discours suranné n’était plus en accord avec les politiques actuelles.

Il y a finalement ceux qui vivent dans le passé et leurs acquis et qui ne font que réagir pour les conserver malgré leur érosion quotidienne. Et puis il y a ceux qui sont résolument tournés vers l’avenir, qui agissent en amont du raz de marée qui nous attend.

Il faut inventer la kinésithérapie de demain. Soit nous le faisons, soit on nous l’imposera.

Alors cessons d’être des moutons, cessons d’écouter les balivernes que certains veulent nous vendre pour capter des adhérents.

 

Pourquoi tout à changé depuis décembre 2016 ?

Avant, nous avions quelque leviers pour faire pression sur nos tutelles. Ce n’était pas faramineux, mais cela existait. Depuis le meeting de Paris de monsieur Macron, la population Française a changé. Il y a eu un déclic, une fracture profonde qui ne reviendra pas en arrière pour les prochaines années à venir.

Les Français ne soutiennent plus les grèves. Même quand elles sont justifiées, le Français s’est habitué à partir un peu plus tôt et rentrer un peu plus tard.

Nous avons perdu avec l’ère Macron cette force qu’était l’expression de la rue.

Qui se souvient encore de la grève perlée de mai dernier ?

Aller, j’ose le demander, parmis vos patients, qui se souvient de la grève du 5 juillet des kinésithérapeutes ?

L’évolution de la société a fait que finalement nous sommes dans une société de consommation y compris dans le soin. Le médecin généraliste qui était un « pilier » de la famille dans les années 70 est devenu un « soignant » comme les autres. Il n’a pas de place, pas grave je vais en voir un autre, ou je vais aux urgences ou voir SOS médecin. Et dans le pire des cas, je m’automédique.

Il en est de même pour nous. Lorsque nous avons « perdu » le massage, beaucoup pensaient que les patients feraient la différence. Et en fait non. Aujourd’hui les patients vont dans les centres de massages pour « se détendre » et ils ne viennent plus chez nous car « nous n’avons pas le temps ». Et si vous croyez que votre patient restera fidèle quand un APA ou un « exercice partiel » proposera la même chose que vous mais avec 3 fois moins d’attente… Alors vous tomberez de haut. Vous aurez toujours un petit bastion d’irréductibles fidèles oui. Mais est-ce que cela sera suffisant pour assurer votre chiffre d’affaire ? Irez vous toujours en EPHAD quand l’AMK 6 sera un AMK 4 ?

Pourrez-vous vivre avec 50% de patients en moins ?

 

La kinésithérapie de demain

J’aurais pu dire « la masso-kinésithérapie » mais j’ai déjà bien peur que ce ne soit plus que la « kinésithérapie », en espérant que cela ne devienne pas la « physiothérapie ». En effet, nous avons des spécificités et des compétences que les « physiothérapeutes » n’ont pas. Et il serait bon de s’en souvenir et d’essayer de faire en sorte que cela reste le cas dans la vision future de notre métier.

La kinésithérapie de demain doit s’inscrire dans de nouvelles compétences, dans des délégations de taches etc…

Nous devons élever le niveau et non pas prôner le statu quo.

 

Les négociations conventionnelles

Les médecins ont signés l’avenant définissant la téléconsultation.

Ça y est la pénurie médicale vient de prendre fin (à lire ici).

Sommes nous aveugles pour voir l’évolution médicale ?

Les infirmier(e)s, applaudis par certains car ayant quitté la table des négociations. Pour combien de temps ?

Un syndicat représentatif a un budget à minima 10 fois supérieur à un non représentatif… Si vous ajoutez à cela le fait que si vous n’êtes pas signataire vous perdez des prérogatives, vous comprenez pourquoi les syndicats finissent toujours par signer !

Les négociations conventionnelles sont une vaste mascarade.

L’UNCAM propose, les syndicats disposent… Mais pas longtemps !

 

Conclusion

Si beaucoup ne veulent que défendre nos acquis, alors ils n’ont pas compris que notre monde est en mutation. Notre profession est en train de rater le virage indispensable à son évolution et à son émancipation.
Tout a basculé le soir du 10 décembre 2016 au meeting parisien d’Emmanuel Macron. Et passé son élection, celles et ceux qui n’ont pas compris où nous allions et comment, sont voués à rester sur le bord de la route.

N’oublions pas que 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore. Il n’y a aujourd’hui aucune raison valable pour que nous n’ayons pas de transformations fondamentales au sein de notre profession. Et oui, notre profession fait totalement partie de la ringardisation des groupes de métiers telle qu’annoncée.

L’avenir n’est plus dans l’AMK 6, non l’avenir est dans la téléconsultation, dans la redistribution des taches et de l’offre de soins, dans les pratiques nouvelles, dans la modification presque complète de notre système de santé.

Si nous n’avons pas encore intégré que notre métier d’aujourd’hui ne sera plus le même dans 10 ans, alors oui, nous pouvons nous qualifier de « poseurs d’électrodes », et oui, nous sommes de gentils moutons que l’on va parquer dans un enclos en attendant que nous disparaissions. Et pendant ce temps là, d’autres émergeront et s’occuperont de faire notre métier à notre place. Et c’est sans aucun complexe qu’il nous remplaceront. Il ne faut pas essayer de sauver les meubles, il faut vendre les meubles et en racheter des neufs…

Nous valons mieux que cela. Et il est temps d’avoir une vision d’avenir, cohérente avec les impératifs démographiques et budgétaires qui seront les nôtres demain.

 

Vincent Jallu

Et oui, les écoliers ont repris le chemin de l’école !

Et si certains voudraient que nous suivions le même chemin (à lire ici), en fait, peut être serait il temps d’avoir une vraie vision d’avenir pour notre profession…

La santé est en pleine mutation. Et si certains espèrent encore pouvoir réécrire le décret des chiropracteurs, que d’autres se préparent à organiser la manifestation la plus inutile du siècle ou que d’autres encore pensent pouvoir réécrire 40 années de décrets et autres textes nous régissant, peut être que des idées toutes simples pourraient nous aider à devancer la mutation de notre profession qui s’annonce.

 

La bonne idée de la rentrée

En discutant avec mon médecin généraliste, cette dernière m’a confirmé que la période des certificats médicaux était ouverte que cette tâche n’était pas la plus « intéressante » de l’année.

Voici donc l’idée… Pourquoi n’aurions nous pas une délégation de compétence pour établir ces fameux certificats médicaux du sport ?

En effet, les délégations sont à l’ordre du jour dans toutes les professions médicales et paramédicales. C’est cette mutation qu’il faut devancer et s’organiser pour ne pas subir ce qui pourrait nous être imposé mais bel et bien agir en amont.

Les pratiques avancées des infirmier(e)s leur ont permis d’acquérir de vraie consultations dans le cadre de protocoles établis.

Les pharmaciens sont en phase d’expérimentation pour la vaccination contre la grippe, etc…

Le « certificat médical » pourrait être un « pied à l’étrier » pour obtenir une réelle avancée dans notre profession.

 

Le CACI c’est quoi ?

Depuis la loi santé de 2016, le certificat annuel de non contre indication à la pratique d’un sport a été remplacé par le certificat médical attestant de l’absence de contre indication à la pratique du sport (CACI). Je vous passe les détails d’application, les discussions éthiques et déontologiques sur le sujet, la durée de trois ans, le questionnaire annuel, les sports qui restent soumis à certificat annuel etc…

Retenons qu’un premier bilan sera dressé d’ici deux années et peut être serait il intéressant de se placer délicatement dans les futures discussions…

Point très important, le CACI n’est officiellement pas remboursable par l’assurance maladie. De facto, si nous avions la possibilité de faire ces certificats, cela ne couterait pas un sou à l’assurance maladie.

 

Cela ne coute rien mais peut nous rapporter gros

En plus de nous apporter une délégation de compétences, le CACI peut aussi nous rapporter financièrement.

La facturation serait simple. 1 BDK. Ou si l’on souhaite ouvrir encore plus le dispositif, création d’un acte spécifique de l’ordre du même tarif soit 25€. Cela entrainerait une tarification identique à celle du médecin ce qui n’occasionnerait pas de concurrence déloyale dans un sens ou un autre.

Sachez que chaque année ce sont 25 millions de certificats médicaux du sport qui sont établis. Et même si ce chiffre tend à diminuer depuis l’apparition du CACI, ce sont plus de 600 millions d’euros qui sont en jeu…

En imaginant que les médecins conservent le monopole des certificats pour les sports nécessitants un certificat annuel (et encore que…), il n’en demeure pas moins que nous avons une très bonne carte à jouer entre nos mains.

Personnellement je n’ai pas honte de le dire haut et fort. Je veux bien déléguer l’AMK6 si parallèlement on me donne la possibilité de réaliser un bilan « sportif » d’un patient avec à la clé l’établissement d’un CACI. Oui j’ai osé le dire… Et pensez bien que la masso-kinésithérapie d’aujourd’hui finira aux oubliettes. Donc oui il faut être prêt à opérer des changements.

Plus que l’apport financier, cette mesure pourrait nous ouvrir quelques avantages. 

Cela ouvre la porte à « la consultation » de masso-kinésithérapie (à lire ici). Cela ouvre à l’autonomisation de la profession. Cela ouvre à la première intention…

Nous pourrions pour la mise ne place suivre l’exemple des pharmaciens donné plus haut. Pour la vaccination en officine, une phase de tests, une formation DPC à la discrétion du professionnel…

 

Pas si mal pour une idée de la rentrée non ?

 

Vincent Jallu

Depuis quelques années il est un ordre professionnel qui a autorisé, plus ou moins sous la contrainte , une forme de publicité à ses membres.

C’est ainsi que les vétérinaires ont fait profondément évoluer leur code de déontologie pour rentrer dans l’ère moderne.

Nous sommes à l’heure d’internet. Nous sommes à l’heure des réseaux sociaux. En un mot, l’hypercommunication.

Un APA totalement inconnu peut en quelques clics, se faire connaitre sur la page Facebook de sa commune, de sa communauté de commune, créer un référencement et une publicité Google et avoir une visibilité hors du commun.

Les professions règlementées ne le peuvent pas. Elles n’ont pas la liberté de communiquer aussi agressivement. Et force est de constater que notre profession s’enlise petit à petit dans le système conventionnel qui est arrivé à bout de souffle.

 

Les propositions du conseil d’état

Excellente nouvelle ce matin, le conseil d’état publie 15 propositions pour mettre à jour les professions de santé en matière d’information et de communication.  À lire en cliquant ici.

Morceau choisi, je cite « Au terme de ces travaux, le Conseil d’État relève que la réglementation interdisant la publicité directe ou indirecte aux professions de santé est susceptible d’être affectée par l’évolution de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne. De plus, l’encadrement strict des informations que les praticiens peuvent aujourd’hui rendre publiques ne paraît plus répondre totalement aux attentes d’un public demandeur de transparence sur l’offre de soins. Enfin, l’essor rapide de l’économie numérique a rendu obsolètes certaines des restrictions actuelles en matière d’information dans le domaine de la santé »

Les réactions ne se sont pat attendre. J’ai même déjà vu sur les réseaux sociaux certains monter au créneau, arguer que nous ne sommes pas une profession commerciale, que la publicité comparative à l’américaine n’avait rien à fair chez nous, que ces, que cela…

Mais vous êtes vous déjà réellement penché sur la question ? Et avez vous lu les propositions du conseil d’état ?

Il faut commencer à dépasser les idées préconçues des années 80 et vivre dans notre temps que sont les années 2010 !

Notre profession meurt des gens qui sont restés bloqués 30 ans en arrière…

Le conseil d’état propose, je cite, d’ « introduire un principe de libre communication des informations
sous réserve du respect des dispositions réglementant l’exercice professionnel ». Il n’est à aucun instant prévu d’autoriser la publicité « commerciale ».

Le professions règlementées ont toutes les contraintes et aucune liberté face à ces nouveaux acteurs que sont les APA, les ostéopathes, les chiropracteurs, les coachs divers et variés etc… Je ne parlerais même pas des futures « équivalences partielles européennes »…

Même fiscalement ils n’ont pas nos contraintes. La quasi totalité sont « auto-entrepreneurs » et de fait n’ont pas les contraintes liées au régime « BNC ».

Revenons quelques instants sur le cas des vétérinaires…

 

Le contenu de la publicité doit être loyal, honnête, vrai et vérifiable, et il ne doit pas revêtir un caractère commercial ou promotionnel

Voilà tout est dit. C’est ainsi qu’est définie la communication par le conseil de l’ordre des vétérinaires.

Hors de question de poser une affiche 4 mètres par 3 sur le bord d’une autoroute, non. Le climat anxiogène que certains essayent de propager à coup d’images de la santé « à l’américaine » n’est pas du tout de mise.

et celles et ceux qui ont peur de cette évolution n’ont simplement pas compris, ou veulent volontairement laisser croire, qu’il n’est pas question de publicité au sens commercial du terme. Non, il est question de promouvoir nos activités. 

Il est par exemple maintenant possible pour un vétérinaire de figurer dans n’importe quelle rubrique des annuaires, bien sur sous réserve que les informations minimales soient présentes : nom et prénom du vétérinaire ou le nom de l'établissement de soins vétérinaires, ou encore la mention “vétérinaire à domicile”. Il n’est par contre pas possible de faire de promotion ou de publicité pour des médicaments ou des laboratoires.

Donc toutes celles et ceux qui vous disent que l’on s’oriente vers une santé à l’américaine n’ont ni compris les problématiques des professionnels au quotidien, ni compris l’orientation voulue par le conseil d’état, ni compris l’essence même du fonctionnement du système de santé actuel.

Celles et ceux qui ont peur de la dérèglementation et du glissement de compétences ainsi que de la présence des mutuelles au sein de notre système de santé ont simplement 10 ans de retard ! C’est déjà fait. C’est déjà acté.

Il faut être simplement aveugle ou ne rien avoir subi de l’actualité règlementaire ces dix dernières années pour croire que notre système de santé va rester immobile.

 

Nous devons aujourd’hui nous adapter

Lorsqu’il y a 10 ans dans les services hospitaliers les aides soignantes (AS) ont commencé à prendre des tensions et des températures, tout le monde a détourné le regard. Aujourd’hui c’est une réalité dans tous les services. Les AS ont gagné des prérogatives (tension, température, quelques menus soins, transmission etc…) les infirmières (IDE) ont laissé filer ces compétences et en ont gagné d’autres (consultations de pratiques avancées par exemple). Nous pourrions disserter des heures durant pour savoir si c’est bien, pas bien, mieux, une catastrophe etc… Mais cela ne changerait rien au fait que c’est il y a 10 ans qu’il fallait s’en inquiéter. Aujourd’hui c’est trop tard. et à aucun moment l’état n’a montré d’envie de revenir en arrière.

Nous sommes dans la même situation. Nous perdons des compétences au quotidien et nous n’en gagnons pas en contre partie.

Il nous faut donc nous adapter pour ne pas sombrer.

 

Avoir une activité hors convention, la liberté financière en premier, la liberté d'esprit à clé

Aujourd’hui peu osent l’avouer mais notre problématique est financière. Notre capacité d’investissement se réduit, pour ne pas dire, devient inexistante. Nous avons donc tous tourné la problématique dans tous les sens. Augmenter le nombre d’heures de travail. Réduire la durée des séances pour augmenter le nombre de patient. Doubler les rendez-vous, même si ce n’est pas forcement autorisé. Pratiquer des dépassements d’honoraires, là aussi très tendancieux.

La réalité est là. Nous avons perdu 25% de pouvoir d’achat (à lire ici). Et si l’on veut retrouver nos conditions d’exercice d’il y a quelques années, il nous faut gagner plus. Or nos tarifs sont fixés.

La solution simple est d’avoir une activité secondaire. Pas besoin d’aller chercher une autre profession. Restons simple. Restons dans notre profession mais avec des soins non conventionnés.

Une école du dos par exemple. Des groupes de marche. Du coaching sportif ou non sportif. Des programmes d’activité physiques adaptées, proposer une étude de la marche et de la course, proposer des actions en rapport (étirements, préparation physique…), des soins esthétiques, de bien être, de détente, d’accompagnement… 

Notre profession est ultra polyvalente. Nous avons des centaines d’actions possibles rien qua dans le cadre de notre diplôme.

Personnellement un kinésithérapeute qui ouvrirait une salle de sport et qui écrirait à l’entrée « cette salle est détenue par un kinésithérapeute, professionnel de santé, qui est à même de vous guider au mieux dans votre préparation et vos entrainements » avec une prestation à la clé « analyse, conseils et élaboration d’un programme d’entrainement, durée 1h, tarif 150€ », franchement, cela ne me dérangerait pas.

Et je peux vous garantir qu’une fois que vous êtes affranchi de la pression financière de votre cabinet, lorsque vous exercez des prestations conventionnées votre dynamique change. En effet, c’est le coeur léger que vous travaillez. Vous pouvez commencer à dire « au lieu de travailler 10H, je vais en faire 8 ». Vous pouvez commencé à dire « cette année je vais pouvoir me payer ma formation » ou encore « je vais pouvoir investir » ou plus simplement « cette année je prends des vacances !». Et lorsque vous en arrivez à dire « je me fous de ce que je gagne sur mon activité de kiné, je m’amuse avec mes patients et c’est le principal», toutes les considérations d’épuisement professionnel de remise en question permanente et d’inquiétudes financières disparaissent.

Et un professionnel qui ne se pose pas de question et qui n’a pas d’inquiétudes et qui s’amuse dans sa pratique, les effets contextuels sur les traitements se majorent !

Donc oui, je suis partisan de pratiquer une activité secondaire non règlementée, et oui je suis partisan de pouvoir promouvoir notre statut de kinésithérapeute dans cette activité.

 

Des abus il y en aura…
Bien sur qu’il y en aura et bien sur que certains feront les grands titres « un kiné vante son cabinet sur l’autoroute ! »…

Mais ces abus, seront contenus, répréhensibles et ne représenteront que quelques poussières à l’échelle de la réalité. Pour la plupart vous ne saviez même pas que votre vétérinaire avait possibilité de communiquer et vous n’avez jamais vu une affiche sur le périphérique !

 

Il est temps de passer à la promotion des professionnels, à la promotion de nos compétences, à la promotion de nos valeurs, à la promotion de notre belle profession

Il faut nous défendre, il faut être vigilants, mais il faut surtout arrêter de nous regarder le nombril en disant « le bouche à oreille est notre meilleure atout, nous sommes profession de santé etc… ». Oui tout ceci est vrai.

Mais manque de chance, le système a changé, il change encore

Mais il est vrai aussi que nous pourrions développer des activités annexes (à lire ici) qui nous permettraient de nous libérer de la convention et de nous émanciper financièrement parlant. Ce ne sont pas des « gros mots » que de dire que les tutelles organisent la paupérisation de notre profession, tant au niveau salarial qu’au niveau libéral. Ce ne sont pas des gros maux que de dire qu’il faut réorienter notre profession et la promouvoir dans les soins qui ne sont pas conventionnels pour que les professionnels puissent non pas vivre mais au moins survivre financièrement parlant.

 

Vincent Jallu

 

Lire le communiqué du conseil de l'ordre en cliquant ici.

Suite à l’appel du SNMKR, l’ensemble des syndicats ont suivi le pas. Ainsi c’est bel et bien toute la profession qui va se retrouver le 5 juillet devant le ministère.

Précision importante, les revendications des uns et des autres ne semblent pas uniformes. En gros tout le monde va manifester mais sans vraiment savoir pourquoi. Ha oui, « la kinésithérapie est en danger ». Jusque là rien de neuf. Mais des chiffres, des idées, des choses à avancer ? Non tout le monde va manifester juste histoire de.

Même si je reste convaincu que ce type d’action ne sert aujourd’hui à rien, je soutiens cette manifestation (à lire ici).

En effet, nos amis cheminots en sont à 36 jours de grève et cela leur a rapporté quoi ? Rien.

Mieux, le texte les concernant a été voté à l’assemblée et au sénat en toute impunité. Voilà où mène la grève, à rien.

 

La réaction du ministère

De son côté le ministère a décalé la réunion du haut conseil des professions paramédicales qui était prévue ce jour là. Il semblerait même que madame la ministre ne sera pas présente ce jour là à Paris... mise à jour de 18h10, madmae la minsitre sera à Caen... Cela pourrait être ironique mais terriblement stratégique et figurerait bien l’attrait que le ministère a envers nous.

N’en doutons pas cependant, tout ce qui fait un peu de bruit sera reçu par le 8e sous secrétaire du 10e sous conseiller ministériel.

La réaction à attendre est assez simple. « nous vous avons entendu, nous comprenons blablabla ». Mais je peux vous le prédire à l’avance, le « décret chiro » qui fut le point de départ de la manifestation restera en l’état. Pour les autres revendications, comme nous ne savons pas « qui » sera reçu, c’est l plus grand flou sans vouloir dire le plus grand bazar possible.

Je ne doute même pas que le ministère lâche du lest en nous donnant un os à ronger. Pourquoi pas l’annonce d’un master en pratiques avancées ou encore une petite inflexion des négociations conventionnelles en cours. 

 

Participation des grandes centrales syndicales

C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai appris la participation à cette manifestation de grandes centrales syndicales salariées.

En effet, cela limitera les effets d’annonces de nos syndicats libéraux qui pourraient se glorifier et tirer la couverture à soi.

La CGT fera bande à part puisqu’elle déposé un préavis de grève au motif des horaires d’embauche et de débauche débordants.

Le préavis est valable pour l’ensemble des personnels

médicaux et non médicaux relevant des établissements, notamment :

• les établissements sanitaires et sociaux des collectivités territoriales,

• les établissements sanitaires et sociaux de la fonction publique hospitalière,

• les établissements médico-sociaux,

• les établissements sanitaires et sociaux privés, à but non lucratif chargés d’un service

public ou participant au service public en vertu de la loi hospitalière du 31 Juillet 1991 et l’E.F.S.

Je n’ai cependant pas lu d’appel à la manifestation de la part de la CGT.

 

Ce qui est sur c’est que nous serons nombreux, très nombreux. Et nous comprendrons peut être alors que même quand la profession est unie et unifiée cela n’apporte rien. Peut être alors comprendrons nous qu’il faut agir différemment. Les démonstrations de force ne servent plus à rien.

 

Vincent Jallu

Le grade master, quel doux rêve pour notre profession. Et de ci, de là, quelques indices laissent penser que le dossier du grade master est en mouvement. Si il n’y a aucun doute à ce que le grade master nous apporte de grandes choses, il n’en est pas moins inquiétant de suivre comment cela pourrait être organisé.

Laissez-moi donc vous présenter quelques points importants.

 

Le rêve ultime

Dans un monde parfait, nous pourrions obtenir la création d’un master de masso-kinésithérapie obtenu à l’issue de nos 4 années de formation et de l’année de PACES.

Aucun changement d’organisation, pas d’années en plus ou de validation supplémentaire. Juste une « conversion » de notre diplôme d’état (DE) en Master de masso-kinésithérapie.

Voilà l’idéal…

 

Pourquoi nous n’obtiendrons jamais le master de kinésithérapie ?

La réponse tient en un seul mot… L’argent.

En effet, si nous convertissons simplement notre DE en Master, il faudra alors rémunérer les professionnels à la hauteur de leur niveau d’étude.

Pour les libéraux, rien ne changera car la majorité sont conventionnés et sont donc liés par contrat avec l’UNCAM.

Par contre croyez vous que l’on puisse décemment payer un kinésithérapeute salarié 1200€ par mois avec un grade master ?

Avez vous ce qu’il en couterait à l’état de reclasser et donc de rémunérer l’ensemble des kinésithérapeutes salariés promus au grade master ?

Une petite bagatelle de 90 millions d’euros par an. Trois fois rien ! Surtout quand on connait les modes d'attribution des budgets au sein de l'ONDAM (à lire ici)

Voilà pourquoi nous n’aurons jamais une « équivalence » DE-Master. Le coût en serait trop important pour l’état.

Sans compter que si nous accédons au Master, les autres professions paramédicales vont oeuvrer pour obtenir la même chose, ce qui serait tout à fait légitime.

Le coup global serait alors nettement plus élevé.

 

Quel sont les autres possibilités

  • Les masters non spécifiques

C’est la solution actuelle. Certaines facultés proposent aux kinésithérapeutes d’intégrer différents master en complément de notre formation initiale.

C’est une solution bancale car cela reste à la discrétion des universités et ce n’est pas une solution pérenne car cela ne valorise pas notre profession.

  • Le master d’ingénieur en santé option kinésithérapie

Comme avancé plus haut, au registre de « toutes les profession paramédicales sont dans le même lot », une alternative intéressante au master de kinésithérapie serait un « grand » master global à l’ensemble des profession paramédicales. Et au sein de celui-ci des options. Soins infirmiers, Masso-kinésithérapie, orthophonie…

La réelle difficulté étant l’organisation intrinsèque de ce master. Car si l’on converti le DE en Master d’ingénieur en santé, nous retombons sur la même problématique du « vrai » master de kinésithérapie.

Il y a donc fort à craindre que cette solution en l’espèce ne voit pas le jour. D'autant que les récentes annonces concernant l'universitarisation des soins infirmiers ne vont pas dans ce sens.

  • Le master de kinésithérapie suite à une pratique avancée

Une pratique avancée c’est quoi ? C’est une forme de « spécialisation », certains parlent même de « nouveau métier ». Disons que la pratique avancée accorde de nouvelles prérogatives. Il est très difficile de se placer car les discussions autours de ces pratiques avancées ne font que débuter. Ce sont les soins infirmiers qui ouvrent le bal et qui essuient les plâtres. Pour vous donner une idée, on parle de consultations propres, de suivi de patients chroniques et même de prescriptions.

Le but de la pratique avancée est de réduire le nombre de consultations tant à l’hôpital qu’en ville. Cela s’inscrit commune forme de délégation de compétences. Il faudra attendre la fin des débats pour savoir si il y existe une réelle avancée pour les soins infirmiers ou si comme souvent cela n’est qu’un effet d’annonce assez opportuniste.

Les décrets sur le diplôme d'état infirmier en pratique avancée reconnu grade master est paru ce jour au journal officiel (à lire ici) et le descriptif de cette nouvelle profession est à lire ici.

Le fait est que qui dit nouvelles compétences dit valorisation universitaire. Et la pratique avancée pourrait donner l’obtention d’un master. On parle déjà du master PAI pour Pratique Avancée en soins Infirmiers, peut être par analogie aurons nous le master PAK ou PAMK pour master de Pratique avancée en masso-kinésithérapie… Les vraies questions étant, en combien de temps et pour quelles pratiques ?

 

La réalité des faits

Madame la ministre de la santé l’avait annoncé aux infirmières, et c'est maintenant un fait, le grade master leur est donné suite à une pratique avancée.

Il y a toutes les raisons de croire que nous aurons notre master associé à une pratique avancée en masso-kinésithérapie (PAMK).

Il faudra donc refaire à minima un équivalent de 60 ECTS pour obtenir ce fameux master.

Si vous comptez bien, il faudra donc s’acquitter d’une année de PACES (60 ECTS), 4 années de formation (240 ECTS) et certainement 1 année de PAMK (60 ECTS).

Il faudra donc 6 ans pour obtenir le grade master et 60+240+60 ECTS soit 360 ECTS pour une reconnaissance à 300 ECTS ! Tout en espérant que la pratique avancée ne se fasse qu'en 1 an !

Peut être même qu’avec un peu de « chance » nous allons obliger les français à faire 6 années d’études pour obtenir le master et reconnaitre les master européens directement après leur 5 années d’études, un comble.

Et toutes celles et ceux qui s’attendaient à une validation des acquis par l’expérience pourraient bien être de la déconvenue…

 

La date du 05/07

Si certains sont encore dans l’euphorie de la magnificence manifestation qui n’a servi à rien (à lire ici), ils ont certainement omis de lire entre les lignes.

En effet le 5 juillet, madame la ministre de la santé était à Caen avec madame la ministre de l’enseignement supérieur pour faire une grande annonce.

Le concours infirmier est supprimé. La filière sera éligible via « parcoursup ». Voilà donc une minirévolution. Pourquoi donc ?

Tout d’abord parce que nos monstres ont clairement indiqué que de facto, la formation serait bel ét bien de niveau « licence ». Confirmant ainsi que le master en soins infirmiers ne se ferait que via une pratique avancée.

En supprimant le concours, la prépa et en évitant la filière du PACES, nos ministres ont résolu le problème. Les infirmier(e)s devraient donc bénéficier de 180 ECTS auxquels il sera possible d’adjoindre une pratique avancée de 120 ECTS pour arriver au grade master et 300 ECTS.

Un master en 5 ans bien sur.

 

Pourquoi une telle différence ?

La question est entière, effectivement. Pourquoi ferions nous un PACES avec un concours, 240+60 ECTS, 5 année de formation pour une reconnaissance de grade licence, alors que les infirmier(e)s vont faire une intégration via parcoursup pas de concours, 300 ECTS un grade master ?

Il y a là deux poids, deux mesures.

La vraie question qui me vient à l’esprit est « ne serait-il pas intéressant de copier le système infirmier » ?

Je n’ai pas la réponse. Mais vu que le grade master de masso-kinésithérapie en 5 ans semble coûter trop cher au législateur, je me pose sérieusement cette question...

 

L’échec de la réingénierie

La magnifique réingénierie du diplôme d’état a amené à une équation simple. Avant nous avions 3 années d’études post-bac pour obtenir un diplôme d’état. Aujourd’hui nous en sommes à 1 années de PACES, 4 années de formation, soit 5 années pour… Obtenir un diplôme d’état.

Pour faire simple, avant 3 ans, maintenant 5 ans, et pour la même chose… Cherchez l’erreur.

Ma proposition est simple. Revenons à 3 années de formation. N’ayons pas peur de dire tout haut ce qui se dit tout bas, à savoir que la 4e année est remplie par du vide et qu’il n’y a eu aucun contenus supplémentaire réellement ajouté.

J’ai bien compris que le rapport de force entre le nombre de présenté et le nombre de reçu n’a aucune commune mesure entre les infirmier(e)s et les kinésithérapeutes, d’où « l’lintérêt » du PACES.

Il peut donc être intelligent de revenir à un format de 3 années de formation, suivant le PACES et et précédant une année de pratique avancée.

Ainsi nous ferions 1 année de PACES, 3 années pour l’obtention du diplôme d’état et une année de PAMK soit 5 années au total pour obtenir un master. Voilà qui serait cohérent !

Ainsi presque tout le monde serait content. Au terme de 5 années, nous obtenons le grade master. Pour l’état le kinésithérapeute qui ne souhaite pas faire de pratique avancée, reste au grade licence et ne lui coute pas plus cher…

 

Conclusion

Dans les hautes sphères, le silence est de mise, même si certains se montrent « confiants »…

Bien que les tractations avancent, nous n’avons pas la moindre information transpirant de ce dossier.

Est-ce inquiétant ou non ? Je ne le sais pas.

Ce que je peux vous annoncer c’est que le grade master, nous l’aurons… Par quel biais ? Un vrai master de masso-kinésithérapie que tous les étudiants auraient en sortie de formation ? Peut-on espérer des VAE ? Ou serait-ce un master avec pratique avancée en 6 ou pire 7 ans ? Ou encore un master d’une autre filière qui serait simplement accessible aux kinésithérapeutes, tel que cela existe déjà ?

J’ai bien peur que nous ne soyons obligés d’effectuer 6 ou 7 années ‘études pour avoir la même chose que nos confrères européens qui le font en 5 ans.

 

Vincent Jallu