La Profession
Attention au mélange des genres...
à venir (dans un ordre non exhaustif !)...
les négociations conventionnelles
le tarif d'autorité
les contrôles
la requalification des actes
les urps
les maisons de soin, de santé, pluridisciplinaires...
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- Written by Vincent Jallu
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Depuis quelques jours, un sentiment de peur circule au sein de notre profession.
Allons nous être reconfinés ?
L’ordre va-t-il nous redemander de fermer les cabinets ?
Pour clore le débat de suite, non, nous ne refermerons pas. Et ce pour deux raisons que nous développerons plus bas.
Nous l’avons vu en mars, l’ordre des kinésithérapeutes et plus largement les ordres médicaux et paramédicaux nous ont offert une mascarade de gestion de crise que l’ensemble des professionnels concernés ont dénoncé.
La plupart des décisions n’ont réellement suivi aucun principe scientifique. Notre présidente a d’ailleurs rapporté à la commission d’évaluation du sénat que la décision de demande de fermeture des cabinets était de « bon sens ».
Je pense qu’il faudra rappeler le code de déontologie à notre très cher ordre. La science n’a apporté aucune preuve de contamination massive lorsque l’on suit les recommandations de la Haute Autorité de Santé concernant la protection du patient et du praticien au cabinet.
Il n’était pas moral de partir en vacances en début de crise et le bon sens n’est pas une preuve scientifique. J’ai d’ailleurs personnellement rappelé ces faits et principes scientifiques à la commission parlementaire.
Depuis la crise du mois de mars, le gouvernement s’est d’ailleurs penché sur la question et a largement revu sa copie.
L’un des premiers signes de désaveu des ordres par le gouvernement a été l’introduction dans les négociations de l’ACI CPTS de la notion de gestion de crise par les ARS en coordination avec les dites CPTS.
Et puis dans son courriel du 16/10/20 la Direction Générale de la Santé (DGS) a tenu a rappeler l’organisation et la hiérarchisation de la santé en France ainsi que la stratégie d’adaptation de l’offre de soins. Ainsi nous répondons désormais, je cite, une « instance de régulation territoriale partagée et commune sous l’égide de l’ARS et avec les acteurs du territoire (via les URPS notamment) ». Les ordres… Circulez, il n’y a plus rien à voir.
Trop de patients ont perdu des chances de survie et de guérison. Oui il y a eu des morts par manque de soins, oui il y aussi eu de nombreux handicaps par manque de soins. Certains ont du sang sur les mains et des morts sur la conscience, arrivent-ils encore à se regarder dans le miroir ?
Le second point qui fait que nous ne refermerons pas nos cabinets, c’est parce que nous le voudrons pas.
Comme me l’ont rappelé certains parlementaires, une recommandation est faite pour guider mais est aussi faites pour être discutée. Et si la recommandation est incongrue, elle est faite, en âme et conscience pour ne pas être suivie.
Si l’ordre me dit « nous te demandons de fermer ton cabinet », je répondrais « la DGS ma informé que l’ARS et les URPS étaient les référents en la matière ». Que l’ordre aille jouer aux billes et fasse preuve d’un peu plus de solidarité. 550 000€, c’est 5€ par kiné, c’est vraiment pingre (sans même parler du fait que nous sommes dorénavant à plus de 6 mois des fermetures, réactivité exceptionnelle). Et ne parlons pas du concept « reste assis t’es payé » qui semble trouver écho aussi au sein de notre profession…
Conclusion
Voilà c’est assez simple, dura lex sed lex, l’offre de soin ce n’est pas une prérogative des ordres.
La DGS nous confirme que nos intervenants en matière d’offre de soins sont les ARS en lien avec les URPS et personne d'autre. Si l'on vous demande de fermer, répondez "je demande confirmation à l'ARS"...
Vincent Jallu
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- Written by Vincent Jallu
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Les CPTS (à lire ici et ici) sont régies par une accord interprofessionnels, l’ACI.
Beaucoup ont cru qu’une fois l’ACI signé tout serait gravé dans le marbre et que les règles ne changeraient pas.
Or ce n’est pas le cas. L’ACI est un accord conventionnel comme notre convention. Donc régulièrement l’ACI va changer. Et c’est le cas actuellement. Les négociations autours de l’ACI on commencé.
Le constat est là, les CPTS ne fonctionnent pas... Seules 31 CPTS sont actuellement signataires de l’ACI. Oui, seulement 31. Aux quelles il convient d’additionner les 42 projets validés mais non signataires de l’ACI soit un total de 73. Même si l’on adjoint les 166 projets « en cours », dont la lettre d’intention est signée, cela fait 239 CPTS potentielles. Et si l’on rajoute encore les 339 projets à l’état d’embryon, nous arrivons à 578.
Autant dire que l’objectif de 1000 CPTS à l’aube 2022 n’est qu’une pure illusion et un échec annoncé.
C’est pourquoi, le gouvernement a décidé de pousser un peu le processus. En effet les enveloppes d’amorçage sont presque multipliées par deux. Comprenez par là que, le gouvernement veut nous forcer la main en nous achetant, ni plus ni moins. Je ne suis pas une prostituée et tant que l’état n’aura pas compris qu’il faut des projets de soins locaux, pas à l’échelle d’un bassin de vie de 175 000 habitants, ce n’est pas comme cela que nous résoudrons les problèmes.
Nous l’avons vu pendant la crise, nous avons manqué cruellement de lits, de main d’oeuvre, de matériel. Et pourtant… L’état maintient le cap et va continuer sa politique de fermeture et de reclassement des établissements. Plutôt que d’améliorer l’attractivité hospitalière, plutôt que d’augmenter les moyens, état préfère déléguer les tâches vers la ville. Mais comme la ville rechigne à jouer le jeu, l’état va acheter les professionnels !
Attention ce n’est pas gratuit
N’oublions pas que dans ce bas monde, la gratuité, cela n’existe pas.
En effet, l’état avec ces propositions, souhaiterais que non seulement la continuité des soins s’organise autours de systèmes de gardes au sein de la CPTS, mais qui plus est, souhaiterais que les CPTS s’emparent des problématiques liées aux grandes crises, telles que celle que nous avons vécu et que nous continuons à vivre. La nouvelle mission socle des CPTS sera « dédiée à la réponse aux crises sanitaires graves, dans le contexte d’un état d’urgence sanitaire ».
Bon, pour nous, nous le savons, « les cabinets doivent fermer » donc nous ne servons à rien. Mais passé cela, oui nous saurions pu servir à quelque chose et oui nous servons à quelque chose. Mais attention en tant qu’acteur de seconde intention, cette mission socle risque de nous échapper.
Autre point, nous voyons que l’erreur constitutive des CPTS, qui est d’organiser le soin par territoire est majorée. En effet, le principal problème d’une CPTS est de contraindre le territoire. Vous ne pouvez pas aller dans une autre CPTS que celle de votre territoire. Vous n’avez donc aucun choix.
Et bien nous voyons que ce qui était annoncé depuis longtemps va se majorer. En effet fini les petites CPTS entre amis à 15-20 praticiens. Les plus petites CPTS sont confirmées comme étant conditionnées à un bassin de vie de 40 000 habitants. Et comme il n’y a pas le choix de territoire, à terme tous les professionnels de ce territoire seront dans la CPTS. Cela représentera entre 150 et 200 praticiens.
De plus, nous sommes à l’ère des CPTS sur bassin de vie de 175 000 habitants. Cela représente environ 260 généralistes, 315 IDE, 200 MK... En deux mots, un beau bordel ! Et nous voyons de suite que nous sommes ultra-minoritaire dans ce système, nous n’aurons donc pas grand pouvoir décisionnaire. D’autant que les URPS médecins ont fait main basse sur la quasi totalité des montages de CPTS. et d’autant plus que les médecins sont largement poussés à rentrer dans ce type d’exercice coordonné via leur ROSP.
Pour gérer ce bazar, des administrateurs. Si là aussi si nous avions une carte a jouer dans les « petites » CPTS, il est clair que ce ne sera plus la cas. C’est un emploi à temps plein pour gérer autant de professionnels. De plus, pour monter les projets, des équipes dans le réseau Assurance Maladie seront dédiées à l’’accompagnement des porteurs de projet en lien avec les ARS. Autant le dire de suite, la sécu qui nous donne des objectifs sur le territoire, c’est une convention territoriale déguisée même si ce n’est que ce n’est pas elle qui paye mais l’ARS.
La kinésithérapie était déjà oubliée, la voilà encore plus a l’écart
Je dois l’avouer quand les CPTS ont commencé à éclore, je voyais d’un bon oeil cette structure où l’on pouvais en additionnant un article 51 ou deux, faire évoluer la profession de manière positive. Il y a d’ailleurs eu quelques projets intéressants à ce sujet.
Or rien n’est allé dans ce sens. Pire, la position du médecin traitant est encore plus valorisée puisqu’à terme c’est le généraliste qui assurera les urgences et qui dispatchera les patients vers les para-médicaux nécessaires. L’ACI est en train d’assoir la position de chacun et de figer celle-ci. Tous les articles 51 de première intention du MK et autres sont balayés d’un revers de la main.
Sachez que 19 des 31 CPTS signataires de l’ACI ont orienté leur mission sur l’accès des soins non programmé et coordonné par les généralistes. Sachez aussi que l’avenant 9 des médecins est directement orienté conjointement et parallèlement aux négociations de l’ACI.
Seul point positif, l’état envoie un signe assez fort aux ordres professionnels. Laissez les territoires gérer les crises, ils savent ce qu’ils font. Cantonnez vous à enregistrer les diplômes et les contrats… Et laissez les professionnels soigner. Voilà le message. C’est une façon élégante de dire « vous n’avez rien fait de bon durant la crise, laissez la place aux autres, merci ». Il est juste dommage que l'état ait oublié les URPS au passage...
Conclusion
Les CPTS sont en train de devenir de véritables conventions locales. Ne pas s’y intéresser c’est l’assurance de voir ses revenus stagner car la lettre clé n’a plus aucun avenir. Cependant, nous le voyons de plus en plus, les objectifs des CPTS ne font que répondre à des logiques de santé publique que nous ne maitrisons pas. L’état a trouvé un moyen subtil de créer ces conventionnements évolutifs locaux sans briser la convention nationale. La manoeuvre est habile mais tout s’effondrera quand il n’y aura plus de financement. Car ne l’oublions pas, un budget c’est un gâteau. À 70 sur le gâteau, il y a de l’argent, à 1000 sur le même gâteau… Il y aura moins d’argent !
Accepterons nous toujours avec autant d’enclin, les gardes, les missions que nous n’avons pas choisies, le fait d’être administré, la perte de sa liberté d’exercice etc si il n’y a pas de financement à la clé ?
Nous avons pendant longtemps eu la crainte d’être des « salariés de la sécu », mais au final nous allons devenir les « salariés de la CPTS »… Voilà la réalité.
Donc oui, ce sujet est compliqué et complexe. D’un côté ne pas y entrer c’est l’assurance de ne pas être financé. Y entrer c’est l’assurance d’un conventionnement local déguisé. Entre la peste et le choléra…
Vincent Jallu
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Je vous rassure, je ne vais pas commenter les 33 propositions du ministre de la santé (à lire ici), non. Autant vous le dire de suite, nous avons été totalement oubliés, tant sur le point de la kinésithérapie salariée que de celui de la kinésithérapie libérale. Si j’ai bien lu, le mot kinésithérapie n’est cité que 2 fois dans l’ensemble des 56 pages du rapport !
Les états généraux de la kinésithérapie ont été une totale mascarade (à lire ici), aucune proposition sérieuse et aucune avancée. Juste du nombrilisme pour flatter les égos. Il en est ressorti des propositions pour le Ségur qui n’ont bien sur été ni écoutées ni entendues. La kinésithérapie salariée n’intéresse plus personne et la kinésithérapie libérale va suivre le même chemin.
Les deux seules propositions traitant de la kinésithérapie sont pour recruter au sein de l’hôpital des libéraux à statut de fonctionnaire à temps partie et la revalorisation des indemnités de stages des étudiants. Voilà c’est tout pour nous.
Alors oui, les kinésithérapeutes salariés vont bénéficier des la hausse de salaire promise… Ils vont passer d’un salaire indécent à un salaire moins indécent. Super… Ils vont aussi bénéficier des quelques points de détails mais rien sur le fond des problèmes et surtout sur l’attractivité.
À noter cependant, ce rapport parle d’améliorer et augmenter les pratiques avancées des IDE… Mais là encore, les kinés… Oubliés !
Le fond
Le gouvernement nous avait promis des réformes de structures et de fond. Et bien, il y en aura… Et bien sur, pas dans le bon sens comme chacun aurait pu s’y attendre.
Toujours et encore, l’état s’évertue à opposer médecine de ville et médecine hospitalière. Dans cet affrontement, l’ONDAM joue un rôle essentiel. En effet (à lire ici), lorsque l’on donne d’un côté, il faut reprendre de l’autre pour équilibrer les comptes.
L’exercice libéral est purement et simplement menacé. Les compagnies d’assurance et autres mutuelles vont avoir la main mise sur un gros gâteau par le biais des téléconsultations qui pourraient être ouvertes en dehors du parcours de soin coordonné. Vous aviez peur des réseaux de soins ? Et bien les voilà actés.
Les ARS vont encore renforcer leur pouvoir sur les structures libérales. Tout le puzzle qui a été mis en place pour MaSanté2022 reste inchangé. Perte d’autonomie des praticiens, regroupements, coordination par territoire et non par logique de soins etc… Les financements du monde libéral sont confirmés comme évoluant vers des forfaitisations par le biais des structures et non par le biais de l’activité de chaque professionnel. Pire l’exercice pourra être coordonné par les structures hospitalières et le financement partagé comme il était prévisible.
J’avais écrit il y a quelques temps que le masseur-kinésithérapeute devrait s’adapter et devenir un chasseur d’indemnités. Il est clair aujourd’hui que si les kinésithérapeutes ne s’investissent pas à minima dans les différentes structures et si ils ne s’investissent pas dans les réflexions politiques des territoires il y aura alors 2 types de praticiens. Ceux qui se débrouillent et les autres. Les premiers auront les financements et s’en sortiront. Les seconds, pardonnez moi expression, crèveront la gueule ouverte !… Les paiements à l’épisode de soins et à la coordination de parcours sont écrits, le paiement à l’acte va disparaitre.
Sachant que le problème de la territorialisation est qu’il est très difficile de changer de territoire. C’est le piège fondamental des CPTS (à lire ici). Si vous voulez changer de CPTS il faut déménager son cabinet dans un autre territoire. Pire, mettez en parallèle le conventionnement sélectif et vous avez gagné le jackpot !
Une fois les territoires verrouillés, les ARS conjointement avec les établissements feront ce qu’elles voudront à l’intérieur en ne finançant que les objectifs qui les intéressent elles. Et si vous croyez vraiment que la kinésithérapie sera au coeur du système, alors vous n’avez vraiment pas lu le rapport du Ségur de la Santé.
La forme
Il n’y a pas de forme. Le constat est simple, « nous vous avons méprisé avec MaSanté2022, nous avons continué avec le Ségur de la Santé ». Voilà ce qu’il faut retenir du Ségur.
Conclusion
L’état ne fait que répéter les erreurs et n’a rien compris des vrais problèmes de fond. Personne n’a été écouté et vu comment l’organisation du dit Ségur a été faite, il était plus que logique que la kinésithérapie soit totalement oubliée.
Le monde libéral est plus que jamais mis sous tutelle, des structures hospitalières, des ARS et des assurances privées.
Plus que jamais il va être important de s’investir en région, principalement en ce qui nous concerne au sein des URPS. Il va être vitale, de s’intéresser à la politique de santé en local. Si vous ne faites pas l’effort de comprendre comment le système va se mettre en place, comment il fonctionne et comment vous pourrez tirer votre épingle du jeu, alors vous serez le maillon faible, au revoir.
Il va falloir aussi repenser notre représentativité à tous niveaux. La représentativité conventionnelle nationale va perdre de son intérêt tandis que la réprésentativité en régions va devenir primordiale. Les professionnels doivent reprendre la main sur l’offre de soin locale, ne pas se laisser marcher sur les pieds par l’ordre qui se croit tout permis et qui n’a pas pour mission de diriger ni les territoires ni les professionnels. Les URPS doivent réagir et monter au créneau car elles vont devenir l’interlocuteur principal des territoires.
Vincent Jallu
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II y a eu un avant COVD et il y aura un après COVID…
Je ne discuterais pas de la stratégie générale durant cette crise. Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire en un que cela a été et est toujours « le bordel » !
Entre une ministre de la santé qui quitte ses fonctions en situation de crise pour des velléités électorales, le premier tour de ces mêmes élections, les masques aux abonnés absents, les profiteurs du confinement, le climat anxiogène ambiant, la seconde vague qui n’en fini pas d’arriver…
Nous l’avons vu aussi, les fondements scientifiques ont été largement étiolés. Entre l’hydroxychloroquine et un ordre qui prend des décisions « de bon sens » sans aucune concertation scientifique, nous avons touché le fond.
Non, je m’arrêterais aux faits et aux chiffres.
Le gouvernement a annoncé 490 milliards de dépenses liées à la crise sanitaire. La semaine dernière le premier ministre a encore une fois injecté 160 milliards d’euros, ce qui va porter la note à 650 milliards, sans même parler des pertes indirectes liées aux diverses baisses d’activité des secteurs, des manque de charges, de TVA etc… Même si nous nous limitons à ces 650 milliards, savez vous combien rapporte l’impôt sur le revenu ?
77 milliards par an.
Imaginons que nous puissions dédier 10% de cette somme au remboursement de la crise. Il faudrait donc 84 années pour en arriver au bout ! 84 ans de dettes pour 6 mois de crise…
Emmanuel Macron l’a dit. « Nous dépenserons dans compter ». Excès de confiance peut être à rapprocher de John Hammond dans Jurassic Park ?
D’autant que le concept « reste assis t’es payé » n’a jamais eu autant écho en France et l’heure du bilan approche…
Mais voilà, il va falloir rembourser d’une manière ou d’une autre.
La taxation des mutuelles et autres petites modifications
L’état vient d’instauré une taxe de 1,5% sur les mutuelles. Mais à votre avis, qui va payer ?
Le client bien sur. Donc nous. Et donc aussi les entreprises, puisque rappelons le, les mutuelles santé sont obligatoire désormais. L’état vient donc de mettre en place un nouvel impôt indirect de 1,5%. Rien que les mutuelles santé représentes 30 milliards d’euros de cotisation et plus de 210 milliards si on étend à l’ensemble des assurances.
L’état va donc collecter un peu plus de 3,1 milliards d’euro par an via cette taxation. C’est 4,1% de ce que rapporte l’impôt sur le revenu. Nous venons de gagner 20 ans !
Autre exemple, le recul de la fin de la taxe d’habitation, toujours pour amortir les rentrées fiscales.
Et je n’ai pas peur de le dire, nous allons savoir tout un tas de petites mesures fiscales destinées à gagner un peu par ici et un peu par là. Par exemple, les discussions autours de la réforme des retraites vont reprendre en janvier. Je prévois déjà un affaiblissement du taux de rendement. Sans même parler qu’en ce qui nous concerne, je suis de plus en plus convaincu que le combat est perdu…
L’échec du Ségur, le flop total des états généraux de la kinésithérapie
Le triste constat est là. Les professionnels, et surtout le libéraux n’ont pas été ni écoutés ni entendus dans le cadre du Ségur de la Santé.
À notre niveau, les états généraux de la kinésithérapie ont été non seulement un flop monumental dans l’organisation, mais ce qu’il en est ressorti est creux pour repas dire inexistant. Pire, ce qui aurait du toucher toute la profession est inconnu pour la plupart. La communication autours de ce non événement a été lamentable, les concertations inexistantes et le résultat a été une parodie de propositions.
Les évolutions du système de santé
La téléconsultation avec premier rendez-vous non présentiel, les mutuelles s’en frottent déjà les mains.
Les cabines de téléconsultations fleurissent, c’est la fin des déserts médicaux mais aussi de vos bilans et indirectement du libre choix de praticien.
Nous verrons bientôt arriver des patients ayant vu un « kiné-mutuelle » en téléconsultation, peut être même pas localisé en France, et qui vous dirons « il a fait mon bilan, j’ai 3 séances à faire avec vous ». Et là… vous serez « comme un couillon » car vous ne pourrez plus facturer de BDK et vous vous retrouverez avec une ordonnance sous cotée (c’est l’intérêt de la mutuelle) et une liberté intellectuelle disparue. Et comme les forfaits de soins arrivent au galop, au bas de l’ordonnance sera porté la petite mention « reste 10€ sur le forfait » ! La bonne blague…
Les praticiens libéraux vont devenir les exécutants des mutuelles.
Si vous élargissez un tout petit peu votre regard, rapporté à l’organisation actuelle au sein des CPTS, c’est le médecin de la mutuelle qui aura vu en première téléconsultation le patient, qui coordonnera au sein de la CPTS le parcours du patient, le tout sous un forfait global de soins répondant aux attentes des objectifs de santé publique et des attentes de l’ARS sur le territoire. Vive l’aliénation professionnel par l’intéressement…
Parallèlement aux évolutions des moyens de rémunération, le Ségur a mis en avant une demie-tutelle de l’hôpital sur les soins de ville. Êtes vous prêts à devenir l’exécutant d’un bilan réalisé en structure hospitalière (par qui, on ne sait pas) au titre du soin coordonné, sans que vous puissiez avoir ni votre mot à dire ?
Aliénation financière, aliénation intellectuelle, voilà ce qui nous attend.
Nomination de Thomas Fatome à la tête de l’UNCAM
Comme si cela n’était pas suffisant, Nicolas Revel a quitté ses fonction de directeur de l’UNCAM au profit de Thomas Fatome.
Pour faire court, fils de médecin, HEC, DEA de droit public, ENA, conseiller de différents ministres de la santé (Mattei, Douste Blazy, Bertrand) en charge des comptes sociaux de la réforme de l’assurance maladie en 2003, directeur de cabinet de Rocky (Frédéric Van Roeckeghem), directeur de la sécurité sociale en 2012, directeur adjoint du cabinet d’Edouard Philippe… Magnifique carrière très dense et bien construite.
Mauvais point pour la santé, administratif pur jus, moulé dans la politique MaSanté2022 et n’est pas réputé pour faire confiance à autre chose que les chiffres.
Voilà le nouvel homme de l’UNCAM. Les négociations vont être complexes et dirigées par la politique de santé que nous connaissons déjà. Fin de l’exercice individuel, suppression de la tarification à l’acte, regroupements territoriaux, forfaits, mise sous tutelle de l’exercice de ville par les structures hospitalière etc…
Les inquiétudes de notre ordre
Assez intéressant ce communiqué reçu hier, inquiet et non rassurant, au sujet de notre démographie galopante. Si nous savons tous d’où viennent les problèmes entre les diplômes étrangers et l’absence de revalorisation et de nos actes et de nos enveloppes budgétaires, personne ne propose de solution. Il faut que dire les réflexions de notre ordre sont parfois totalement incohérentes.
Il est d’ailleurs assez rigolo de mettre deux nombres l’un à côté de l’autre. 550 000€ d’aide débloquée par l’ordre pour aider nos confrères et consoeurs en difficulté et 100 000 praticiens.
5,50€ par tête. Voilà ce que vaut un professionnel aux yeux de l’ordre, 5 balles (8 si nous ne comptons que les libéraux)… Je vous laisse seul juge.
L’ordre est d’ailleurs assez fier de rappeler que les nouveaux arrivés viennent de payer leur cotisation. Nous l’avons tous remarqué pendant la crise, aucun report de cotisation, aucun report d’indemnités ordinales (faut pas rigoler non plus !), on appelle cela la solidarité confraternelle.
J’aime d’ailleurs beaucoup quand l’ordre parle de situation financière des kinésithérapeutes alors qu’il a lui même, sans fondement scientifique, a demandé à que les cabinets ferment au mois de mars. N’ayons pas peur des mots, l’ordre a participé activement à la paupérisation des professionnels.
Doit on réappuyer là où cela fait mal ?
Le master, les pratiques avancées, les sous kinés, l’accès direct (le vrai), l’exercice salarié, la cohésion dans la profession, la confraternité, l’entraide et le soutien... voilà les échecs de l’ordre.
L’ordre est finalement un repaire où l’on brasse beaucoup de vent pour tourner en rond.
L’ordre a raison d’être inquiet, inquiet au sujet de son utilité car en 12 années, peu de réussites, beaucoup de combats inutiles, l’incapacité de faire le ménage devant chez soi donc attaquons les voisins, errements idéologiques et politiques, l’ordre souffre de mégalomanie et manque de réalisme face à ses actions et son intérêt auprès de nos tutelles.
Conclusion
Même notre ordre commence à le dire, la fin de notre profession est proche et plus largement, la fin du système que nous connaissons est proche.
Soit mon optimisme légendaire a déteint sur lui, soit il va falloir se dire que je n’étais pas tant dans l’errement que cela et oui la situation est critique. Il est temps de passer du nombrilisme à l’action. Et ce n’est pas en criant « hou là là, je suis pas contente » sur Twitter que l’on y arrivera. Il faut d’urgence changer la ligne politique de nos représentants . Certains en ont déjà pris conscience et on commencé la transition, les autres continuent de creuser notre tombe. Remercions confraternellement ceux qui brasse de l’air, cela nous fera le plus grand bien et la profession avancera alors.
Cela fait trop longtemps que l’équipe à la tête du CNO est en place pour aucune réussite, il est temps de changer. Il est temps aussi que chacun s’arme de réalisme face à notre situation qui n’est plus alarmante mais catastrophique. Beaucoup d’entre nous se masquent led yeux pour ne pas affronter la dure et triste réalité qu’est la notre.
Nous avons un choix simple devant nous. Nous battre ou laisser aller.
Cette crise a mis en avant que notre système de santé que tout le monde adule et considère comme l’un des meilleurs de la planète, n’est en fait qu’une jolie vitrine avec beaucoup de vide derrière. Normalement ce sont les soignants qui s’appuient sur le système pour que tout fonctionne. Et bien là c’est le système qui s’est appuyé sur les soignants en priant pour que « cela passe ». Pas de réserve de masque, des mises en danger inutiles, des manquements détestables. Sans le courage et l’abnégation des soignants nous aurions eu une catastrophe bien plus importante.
Vincent Jallu
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Je suis sur que comme moi vous attendez beaucoup du Ségur de la Santé.
Malheureusement, l’histoire se répète... On prend les mêmes et on recommence !
Notre ministre a été intelligent, il a demandé à celui qui était le plus à même de ne rien comprendre à la kinésithérapie hospitalière, l’ordre !
Doit-on redire que seuls 11 départements ont su trouver des candidats salariés aux élections ordinales ? Et dans ces départements, seuls 4,35% des professionnels ont voté... Et vous croyez que l’ordre est à même de parler de ce sujet ? Quelle blague...
Le ministre n’en a rien à faire de nous, il s’est débarrassé du problème et a subtilement reporté sur l’ordre la responsabilité. Sachant que d’emblée en dehors des IDE, les paramédicaux sont sur la touche...
De plus, avez vous déjà vu notre ordre s’opposer a une proposition du gouvernement ? Non. Notre ordre mange dans la main du gouvernement tel un gentil toutou...
Pire après le cuisant échec du grand débat, où finalement on nous a demandé notre avis pour ne rien en faire, le gouvernement, tout comme notre ordre remettent cela !
Puisque je vous le dis, on prend les mêmes...
Je vous avoue que la première lecture du document émanant des états généraux a failli me faire pleurer. Que dire ? Creux? Minable ? Lamentable ? En dehors de la réalité ? Sans ambition ?
Cela ressemble à une liste de cadeau de noël qu’un gamin aurait rédigé !
Ce ne sont pas des propositions ! Comment, par quoi, pour quoi, avec quels moyens, dans quel but ? Autant de questions qui n’ont aucune réponse.
Si l’ensemble des acteurs de la profession n’est pas capables de faire mieux, alors oui nous méritons ce qui nous arrive.
Ils n’ont fait que reprendre ce que tout le monde demande depuis 10 ans sans même pousser l’analyse en profondeur de pourquoi nous en sommes là ni même comment contre carrer cela.
Ségur de la Santé, et pas Ségur de la kinésithérapie
Le résultat de ce Ségur de la santé sera une reconnaissance des médecins et un peu des IDE. L’injection massive de capitaux privés dans le fonctionnement du système de santé, avec pour principal risque à terme, une mutualisation de la santé. Bref, on continue comme avant !
Nous, en tant que kinésithérapeutes, devons réfléchir « kinésithérapie » mais pas seulement. Nous devons aussi proposer des réflexions qui touchent l’ensemble de la santé et qui ont des répercussions sur notre profession.
Attention à l’intellectualisation
Nous voyons depuis plus de 10 ans une hyper-intellectualisation de notre profession.
Alors pour que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, je vais même l’écrire en rouge, le grade Master et la recherche sont indispensables à l’évolution de notre profession.
Cependant, ne soyons pas dupes. À force de vouloir être docteur à la place du docteur... Nous avons 10 ans de retard sur ces points et si par chance nous obtenions le master et une filière de recherche dédiés, il nous faudrait encore au moins autant de temps pour que cela porte ses fruits, et sansmê’e l’assurance que cela produise des fruits.
Pour parler simplement, être docteur en kinésithérapie à 1000€ par mois, cela ne fera venir personne travailler dans les hôpitaux. Au contraire, l’allongement de la durée des études associée à un salaire bas renforce l’orientation en libéral.
Je pense qu’il faut être pragmatique et avancer l’élément essentiel. Nous avons une reconnaissance RNCP de niveau « ingénieur ». Selon l’observatoire des ingénieurs, le salaire médian de leur profession est de 52000€ par an soit 4330€ mensuel.
Vous voulez rendre attractive la kinésithérapie hospitalière ? Augmentez les salaires...
Voilà, c’est assez simple. Tout le reste n’est qu’accessoire. Les IDE avancent le chiffre de 300€ d’augmentation pour venir à une grille salariale similaire a celle de la moyenne des pays européens. Pourquoi nos représentants n’ont rien chiffré ?
Une grille de salaire, argumentée, expliquée, concrète et cohérente. Voila ce que doivent apporter les états généraux.
Idem en libéral, 28% de perte par rapport à l’inflation. Proposition concrète, la lettre clé 2,62€. Soit l’AMS 7,5 à 19,65€. Voilà c’était compliqué ?
Parlant de lettre clé, si l’on regarde plus large, il faut faire une réflexion plus approfondie des méthodes de financements. Soit on se place dans une logique CCAM avec des paiements organisés autours des actes effectués, soit on opte pour des formes de forfaitisations. Mais juste dire « on veut du pognon », c’est simplement indigne de ce que nous devons proposer.
L’absence de cadres kinés
Comme dit plus haut, nous devons réfléchir depuis le macrocosme vers notre microcosme.
Soyons clairs. Toutes les grandes évolutions de la profession se ont faites par le biais de l’exercice salarié. Dans un sens ou dans un autre d’ailleurs... D'ailleurs au passage, PMSI et CCAM pourraient bien arriver un jour en libéral...
L’uro-gynéco, le vestibulaire, le bdk, les plateaux techniques, la respi, la kiné du sport... Tout a pris essence grâce à l’impulsion des kinés salariés et du rôle majeur des MCMK.
MCMK ?
Plus de 20 ans que cela n’existe plus, Moniteur Cadre Masseur Kinésithérapeute...
La disparition des MCMK est pour moi ce qui a tué la kinésithérapie.
En effet, fin des années 90, il y avait des cadres kinés, des cadres infirmiers etc. Et un jour, on a remplacé tout cela par des cadres de santé. Ces derniers se sont vus être capables de gérer n’importe quel service. Du coup, on a vu d’anciens cadres infirmiers diriger des services de rééducation. Et comme les cadres infirmiers étaient largement plus nombreux que les cadres kinés il s’est passé ce qui devait se passer... Les cadres kinés ont disparus les uns après les autres. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui l’encadrement des kinés se fait par des gens compétents mais n’ayant aucune connaissance de notre profession.
Cela a entrainé un désintérêt majeur des projets de rééducation, un appauvrissement et une non attractivité des services, avec au final une désertion des services.
Vous noterez au passage que l’universitarisation de nos études a renforcé cette problématique. Car à l’époque les MCMK étaient enseignants de la kinésithérapie...
À l’époque, on voulait aller travailler dans le service du MCMK qui nous avait enseigné parce que l’on voyait la dynamique et les moyens que son service pouvait avoir. L’enseignement est aussi une piste d’attractivité. Et si perosnne n'ose le dire, si nous voulons une universitarisation, il faut supprimer les IFMK, nous ne pouvons pas rester "le cul entre deux chaises". Donc choisissons l'un ou l'autre, mais choisissons.
Vous voulez une proposition pour le Ségur de la Santé ? Réorganiser les services à échelle humaine et pas à l’échelle de la gestion de budgets. Un service de rééducation doit avoir un projet mené par un cadre kinésithérapeute.
Un exemple simple, projet de recherche, coordonné par un cadre kiné à l’hôpital en partenariat avec des MK libéraux avec un suivi depuis la prévention pré-opératoire jusqu’à la fin de rééducation.
Voila une kinésithérapie organisée, conjointe et efficace.
Plutôt que de nous vendre des organisation territoriale (CPTS), revenons a la base du problème, la division par branche des soins publics/privés.
L’ONDAM (à lire ici) ne doit plus exister, l’affrontement hôpital-ville en matière de dépenses est une catastrophe.
Voilà ce que doit être le Ségur de la Santé.
Puisque nous en sommes à proposer des réformes d’ampleur...
Le Ségur de la santé c’est aussi l’occasion de mettre à plat nos système de coordination entre professionnels, de penser organisation territoriale des soins et des systèmes de contrôle.
Pourquoi ne pas proposer une réforme des relations conventionnelles (à lire ici), que l’on en finisse avec les guerres d’égos intersyndicales.
Proposer une amélioration et une simplification de l’article 51 pour permettre à des projets locaux d’être plus facilement réalisables.
Proposer une réforme des modes d’élections et des relations ordinales, le CNO ne doit pas être une structure pyramidale sans contrôle.
Proposer une amplification du contrôle de l’offre de soins au sein des territoires, car nous l’avons vu durant la crise, suivant les territoires les conditions d’exercice n’étaient pas les mêmes. Peut être est-il temps de passer d’une organisation majoritairement nationale à une organisation majoritairement locale ?
Proposer une plateforme de communication interprofessionnelle. Si vous connaissez MonSisra, je trouve le concept hyper intelligent. Tout n’est pas parfait (la bande passante nécessaire en vidéo par exemple), mais bien pensé. Un chat’ sécurisé permettant l’envoi de documents, nous pourrions imaginer ce système regroupant l’ensemble des professionnels salarié et libéraux à l’échelle nationale... Imaginez, un patient en sortie d’hospitalisation. Le MK de l’hôpital contacte le MK libéral avec qui le patient a pris rdv, échange rapide, bilan de sortie, imagerie si possible, prescription. Quelques semaines plus tard, le MK libéral en fin de rééducation envoie son bilan final au chirurgien et au MK salarié. Le tout en un clic. Suivi patient de A à Z, parcours entièrement tracé, échanges constants possibles... Le tout avec simplement un chat’ sécurisé...
Des propositions de ce type qui résoudraient de manière simple et à faible coût des soucis structurels majeurs, il y en a des dizaines. Mais non, trop simple, limitons nous à nos doléances connues et n’ayons aucune ambition…
Les IDE, le modèle oublié
Vous pouvez vous y prendre comme vous le souhaitez, les IDE s’en sortent mieux que nous. Sur le fond, sur la formation, sur l’encadrement, et sur les revalorisations.
Elles ont un master en pratiques avancées, une grille de salaire relativement identiques à la notre, plus de cadres issus de leur spécialité, plus de majorations salariales possibles et malgré tout, une reconnaissance RNCP inférieure à la notre.
Mais voilà les IDE savent se placer, ont jouer un rôle majeur dans cette crise, n’ont jamais vraiment hyper-intellectualisé leurs tâches ni voulu être calife à la place du calife.
Peut être faudrait-il prendre exemple ?
Conclusion
Le Ségur de la santé n’est que de l’esbroufe. MaSanté2022 ne sera pas supprimé mais sera renommé avec un beau paquet cadeau faisant croire que les choses ont changé.
Pas mieux pour les états généraux de la kinésithérapie qui sont d’ores et déjà un échec cuisant.
Tant que nous n’aurons pas montré la preuve de notre maturité, que pouvons nous espérer ? Un cadeau de la liste ? Quelle ambition...
Messieurs dames les syndicalistes, prenez vos responsabilités. En parallèle de cette mascarade que sont les états généraux de la kinésithérapie, faites un dossier argumenté et chiffré de votre propre chef avec des propositions réalistes et pas cette onanisme intellectuel qui n’a ni queue ni tête !
Hochez la tête bêtement en disant « oui-oui » à notre ordre et laissez le sur le bas côté.
La masso-kinésithérapie mérite bien mieux que cet aveu de médiocrité qui ressort de nos états généraux.
Élevez le niveau ! Soyez ambitieux et arrêtons de nous regarder le nombril !
Profitez de la FFPS pour vous démarquer, faites des propositions de fond et non de forme, des proposition d’ampleur. Nous le savons tous c’est la politique menée depuis ces 20 dernières années qu’il faut réformer et pas saupoudrer de quelques trucs de ci de là. Il faut revoir la carte hospitalière,, l’organisation des GHT, redonner du temps médical aux acteurs, alléger les temps administratifs, repenser la T2A, les carrières et les passerelles salariées-privé, créer les coordinations hôpital-ville indépendamment des territoires figés, réorganiser l’offre de soin pour l’adapter à une situation exceptionnelle, adapter les tarifications de ville, revoir l’organisation même du soin de ville, etc, etc, etc…
Vincent Jallu
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